Hier en Corse


Corse Matin : 40 ans d'archives

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11 septembre 1974 : « Balade au coeur du « Pianu » à Levie »

Publié le 26 novembre 2018 à 10:20

 Le Pianu peut s’enorgueillir de ses richesses archéologiques. Caleca, Capula et Cucuruzzù sont en passe d’être parmi les plus réputés de l’ile.

A Capula, M. de Lanfranchi et ses étudiants de l’école de fouilles de Levie ont travaillé cette année encore tout au long du mois d’août. Depuis début 1974, un menhir ainsi que des maisons du Moyen-Age ont été mis à jour. « Pour moi, il est intéressant et significatif d’avoir découvert cette statue. En l’état actuel de nos recherches, il nous manque encore la base et la partie supérieure du menhir, mais nous avons retrouvé les deux tronçons intermédiaires qui s’ajustent parfaitement » nous informe M. de Lanfranchi.

« Nous en avons trouvé un morceau dans le sol et le second dans le mur d’enceinte Est. La pierre découverte à même la terre porte gravée sur une face une épée en bas relief tandis que l’autre côté comporte une sculpture de cuirasse avec canelure. Nous avons ainsi des preuves que ce sont des gens du Moyen-Age, vraisemblablent entre le 9ème et le 12ème siècles, qui l’ont cassé et l’on placée dans le mur. »

Il faut voir selon lui une évolution des coutumes et croyances, le menhir perdant à cette époque sa signification première. Les archéologues ont retrouvé un autre menhir cassé et qui avait été réemployé pour l’aménagement d’un foyer du Bas Empire.

M. de Lanfranchi dispose d’une « carte de lecture de l’histoire du passé » selon un procédé cher aux spécialistes : l’étude de la coupe stratigraphique du terrain. Après deux ans d’ouvrage la maison a livré quelques-uns de ses secrets grâce à l’analyse de cette coupe où la terre a été « taillée » de façon à mieux pouvoir la lire.

C’est ainsi qu’à deux mètres de profondeur se situent les vestiges de l’âge du fer. On y trouve un foyer de forme rectangulaire avec un fond en terre d’argile cuite.

Au-dessus, on a localisé un foyer, de forme circulaire celui-là, datant de l’âge du fer également.

Mais ce qui passionne, c’est la balade que l’on peut désormais faire parmi les « maisons du Moyen-Age ». Sur le plateau se trouvent trois maisons dont les contours ont été délimités avec précision et qui permettent d’avoir une certaine idée de la vie de nos ancêtres. Les chercheurs ont trouvé là une assise de pierre semi-circulaire installée sous un auvent rocheux, où les habitants s’abritaient.

A un mètre du niveau zéro, on entre dans la couche dite du « bas empire » (romain, 3ème siècle de notre ère) avec des vestiges déjà découverts il y a un an. En remontant ainsi vers la surface on retrouve d’abord le Moyen-Age ancien caractérisé par des foyers d’argile cuite, puis le Moyen-Age récent avec la fameuse « Tegghia ». Les blocs sont disposés en demi-cercles autour du foyer dont le centre est occupé par une pierre plate chauffée sur laquelle ont faisait cuire les aliments…

Les fouilles ont vu les chercheurs recueillir des morceaux de céramique datant du Moyen-Age récent. Ces poteries semblent importées de Pise ou Gênes.

Le chantier n’en est qu’à ses débuts. Chaque pièce découverte est répertoriée avant d’être placée dans les armoires du Musée de Levie. Des études seront faites cet hiver pour arriver au but final : soulever un morceau du mystère planant sur le passé de la Corse de la nuit des temps à aujourd’hui. (JP Gherardi)



7 janvier 1982 : « François Bornea, le 'dernier bandit corse', n'est plus »

Publié le 17 novembre 2018 à 3:10

 L’ancien gendarme devenu bandit a disparu à Zonza à l’âge de 77 ans. François Bornea est entré dans la légende de ces seigneurs au « palais vert » qui ont peuplé la solitude du maquis et tracé leur destin entre le bien et le mal. François Bornea n’aimait pas trop les journalistes ; il expliquait que chaque fois qu’il rencontrait un journaliste parisien, un tissu d’inepties et d’inexactitudes lui causèrent un tas d’ennuis. Aussi ne s’est-il jamais ouvert à aucun d’entre eux, ni même à des cinéastes, dont René Clair, ou à des romanciers parmi lesquels son ami Auguste Le Breton.

Cet homme, au visage intelligent, au regard d’aigle, connut aussi une vie tumultueuse que peut l’être une vie de bandit. De retour du service militaire, il sollicite, en 1925, son admission dans la gendarmerie maritime de Toulon. Là-bas, au sein de la colonie corse, nombreux sont les souteneurs menant la « belle vie ». Il glisse sur la mauvaise pente et la « disgrazia » l’attendra au détour de sa vie.

Radié des cadres de la gendarmerie, il s’installe chez ses parents, ç Guitera, où il effectue, ici et là, de petits travaux. Pendant cette période, les « exploits » du bandit Joseph Bartoli, qui terrorise la région du Taravo, ne le laissent pas indifférent. Aussi, les deux hommes se rencontreront-ils un soir dans un café de Cozzano.

C’est le début d’une longue liste de forfaits qui dureront quelques mois, notamment l’attaque façon far West de la voiture d’Ange Marsili assurant la liason entre Ajaccio et Zicavo. Les deux hors-la-loi vont même jusqu’à ordonner la fermeture des cafés à partir de 22h et interdire aux gendarmes de la région de sortir en armes !

En 1934, François Bornea se constituera prisonnier à la gendarmerie de Levie après avoir tenu le maquis pendant sept ans. La cour d’assises de Bastia le condamne à cinq ans d’emprisonnement. Après avoir payé sa dette, il est mobilisé en septembre 1939 et incorporé au 173ème régiment d’infanterie. A la fin des hostilités, il s’installe à Zonza où il coulera des jours paisibles.

« Voyez la pureté de notre ciel au-dessus des montagnes, et voyez aussi, du côté de la mer, ces nuées orageuses qui montent comme des mauvais courants. Ce sont ces courants qui jadis, dans un moment de folie et d’égarement, ont fait de nous des bandits, des êtres violents, vindicatifs, méchants » avait-il expliqué un jour à un écrivain le rencontrant. (M.Muraccioli)



31 Octobre 1987 : « Jean-Paul Quilicci, l'homme de Bavella »

Publié le 23 octobre 2018 à 11:05

 Dans toute l’ile, pour tous ceux que passionnent l’univers de la montagne, le nom qui s’identifie le plus à l’escalade est bien celui de Jean-Paul Quilicci. En mai dernier, il a été à la tête des six Corses qui ont escaladé plusieurs sommets supérieurs à 6.000 mètres d’altitude en Bolivie.

« La montagne corse est celle que je préfère. C’est là que dès l’enfance, j’ai satisfait ma passion de l’aventure ! J’y ai affronté bien des embûches, mais c’est là que je me sens pleinement un homme et que j’ai contemplé les plus beaux spectacles. »

Après un accident de moto et cinq années de réeducation, il s’est hissé au premier rang de la haute montagne. L’agent du P.N.R.C fait aussi profiter les autres de son expérience. Avec son compère Henri Agresti, il a édité « Les cent plus belles courses randonnées ». Un travail commencé en 1980 et terminé en 1986. Il a fallu reconnaitre puis transcrire chaque course. (J.C Lanfranchi)



18 avril 1964 : « Levie : spuntinu , aria pura e scola »

Publié le 29 septembre 2018 à 11:50

 Tous les mercredis, les élèves du C.E.G de Levie sont libres. Aussi, sous la direction de leurs professeurs, ils se livrent à des travaux archéologiques. Lors du démaquisage de mercredi, ils ont mis à jour un magnifique monument du moyen-âge, à Capula, avec enceinte et monument central.

« Un splendide ébahissement ! Nos parents nous ont vu préparer les serpettes, les limes, les haches, tout était paré. Les tranches de jambon, la tarte de Jean, les galettes de Charles, rien n’était laissé au hasard : l’expédition au Pianu était fin prête. »

Les élèves allaient vivre ce 17 mars 1964 un aventure captivante. A 8h30, les voitures mises à la disposition de cette grande équipe s’ébranlait. Les musettes étaient rangées dans les coffres et les armes disposées sous les banquettes. Enfin, Capula s’élevait devant nous, une simple colline recouverte de chênes laissant entrevoir, entre les branches, des murs. La première équipe a pris position au pied du mur d’enceinte. Jean-André et Jean furent chargés de démaquiser l’enceinte. Plus loin, Charles, Jacky et des élèves de 4ème devaient s’occuper de faire disparaitre le maquis recouvrant la plate-forme. Enfin, les 5èmes et 6èmes s’attaquaient au massif central formé par un enchevêtrement de ronces. Quel magnifique travail ! Alors que les ronces entaillaient les chairs, que la poignée des serpes faisaient naitre des ampoules, seule importait la découverte. Les structures constituées par des murs de fondations apparaissaient petit à petit. Un magnifique mur d’enceinte voyait le jour pour la première fois depuis de très nombreuses années.

Plus loin, une structure rectangulaire de plus de dix mètres de long sur sept mètres de large jaillissait sous les coups redoublés des serpes. « Pareils à des magiciens, nous avons vécu l’expérience enivrante des chercheurs ! Enfin, à midi, l’estomac creusé par toutes ces émotions, l’esprit rasséréné, l’âme fière, nous étions fins prêts pour le sacrifice suprême. Sur ces ruines de civilisations disparues, le prizutu a émergé, lui aussi, des musettes. Quel admirable moment : béatement allongés, nous avons connu un long moment d’euphorie. »

Voici la composition de l’équipe archéologique de l’école : Giorgi François, De Peretti Jeannot, Giuseppi, Bizet, Crovetti, Marcellesi, de Lanfranchi, Léonetti, Guerra Jean-Baptiste, Angeli Jean-Baptiste, De Peretti Charles, Taiclet, Canarelli, Fornesi, Galucci, Ferracci, Mela. (F. Grimaldi)



1er Septembre 1993 : « Aullène : la tradition »

Publié le 27 juillet 2018 à 10:50

 Les petits matins ont souvent quelque chose de magique à Aullène. Dans la brume, le village se révèle lentement. Un tapis de bruits familiers se font entendre : une brouette couine dans un jardin, une cloche tinte dans le lointain, un ruisseau murmure sur les galets…Rien ne peut trouble pareille paix ! En cette matinée de septembre, l’air fleure bon le soleil et l’herbe sèche, la sève des pins, les pierres chaudes. Dans peu de temps, Aullène vivra au rythme de ceux qui vivent à la montagne.

Sur la place de la fontaine, quelques adolescents cheminent vers le camp des œuvres laïques, là-haut, dans la chataigneraie.


Le clocher sonne plus souvent les morts que les baptêmes. Drame de la Corse de l’intérieur !

La nature offre un parc naturel sans égal. Une montagne avec des sommets hauts perchés, des torrents avec des cascades et des conques propices à la baignade, un maquis et des forêts qui enivrent.Le tourisme vert donne un peu d’espoir…

Une bonne quinzaine de familles tire toujours l’essentiel des ressources de l’élevage. C’est le noyau dur des résidents de l’hiver.

La cohabitation est un mot plein de sens à Aullène. Les vestiges d’un temple protestant en attestent. C’est un exemple sans doute unique en Corse. On raconte que le schisme s’est produit après une grave différent entre le curé et le maire de l’époque.

On trouve au village deux ou trois épiceries, autant de cafés et de boucheries, et le très prisé hôtel-restaurant de la Poste. On y fait des repas succulents, au fumet d’antan…


La galerie d’art de Tony Bertucci est un pari réussi. Ce magicien de la couleur passe pour un chef de file du surréalisme moderne. Médaille d’argent au Coliseum de New York, sa côte ne cesse de grimper.

La balade se termine. Les derniers touristes s’arrêtent, attirés par les charmes intacts du village. (Jean-Claude Lanfranchi)




7 Mars 1990 : « Levie, l'exemple »

Publié le 17 mai 2018 à 5:55

Nos plus lointains ancêtres n’habitaient pas n’importe où. Ils avaient même un gout très sûr. Pour eux, le choix de Levie s’expliquait par le magnétisme de sa terre.

A Levie, l’air, les maisons, les pierres, ont un parfum d’éternité. Sur le plateau qui surplombe la cité, les hommes, les troupeaux et les dieux se promènent depuis 90 siècles. Deux sentinelles en surveillent l’entrée : au nord, Bavella et ses aiguilles, au sud, l’Ospedale et ses forêts. A l’ouest, la vallée du Rizzanese.

Dans ce cadre de vie unique en Corse, le mode de vie ne pouvait être qu’original. Certains diront exemplaires. « Je n’irai pas jusque-là, mais je crois que les bonnes passions sont communicatives » note François de Lanfranchi, le célèbre archéologue. « C’est un problème de contexte, d’atmosphère. La présence du musée archéologique constitue pour nous un facteur très favorable. Nous lui devons sans doute indirectement de posséder aussi deux superbes collections de papillons nocturnes et diurnes, dues aux efforts de deux gendarmes, MM. Griffon et Arnswald. »

La conservatrice du musée, c’est Mme Janine Firrolono, épouse du fondateur des Editions Albiana : « A Levie, l’hiver n’est pas triste du tout. Les cars d’enfants viennent régulièrement visiter nos collections. »

Pourtant, l’histoire récente de Levie reste marquée au sceau du déclin. Quelque 3000 habitants s’y pressaient à la veille de la Grande Guerre. Débordante de vie, l’antique cité disputait à Bastelica et Ghisoni le titre de plus gros village de l’ile. Aujourd’hui, des dizaines de maisons restent obstinément fermées. La population estivale dépasse certes le chiffre enviable de 2000 âmes, mais cette renaissance a des allures de mirage : elle est vite balayée par les premiers vents d’automne. En hiver, près de 800 résidants demeurent fidèles au village.

Originaire de Castagniccia, Françoise Bartoli est léviannaise depuis quelques années, son mari lui a communiqué son amour de l’Alta-Rocca : « Nous souhaitions ardemment vivre ici. Mon mari est artisan. Puis un poste de responsable informatique a été créé à la mairie et j’ai eu la chance de l’obtenir. Il y a tout ce qu’il faut à Levie. »

En effet, Levie compte quatre restaurants, sept bars, deux infirmiers, deux médecins, une pharmacie, un cabinet dentaire, un cabinet d’assurances, deux boucheries, une pâtisserie, une boulangerie, un buraliste, un magasin de chaussures, un magasin de vêtements, un magasin de bricolage, une épicerie, une supérette, un coiffeur, un ambulancier, un magasin de souvenirs et un fleuriste. N’oublions pas le gite rural et d’étape, la poste, la gendarmerie, la perception et le collège.

Pour trouver autant d’enseignes dans une commune de l’intérieur, il faut aller à Corte. L’an dernier, les naissances ont dépassé les décès. La vraie victoire.

Trente élèves en maternelle, 60 dans le primaire, 70 au collège. La jeunesse abonde. Il existe ici un conseil municipal des enfants. Une expérience unique en Corse. Les jeunes Léviannais peuvent compter sur un grand terrain de sport (et bientôt une piscine) ; sur un foyer de ski de fond, d’un club de tennis, de karaté et d’un club équestre.

Ils peuvent également faire du piano, de la peinture ou fréquenter la bibliothèque.

Recherches, fouilles, conférences, spectacles historiques sont ici au gout de la population. Tous les ans, la conservatrice du musée, également conseillère municipale déléguée aux affaires scolaires et à la culture, organise avec les enfants un grand spectacle sur un thème historique et pédagogique. Cette année, on mettra en valeur le patrimoine historique de l’Alta-Rocca sur le thème « Si Levie m’était contée. » L’association « I Zittidini » se prête admirablement à l’encadrement de telles activités, conjointement aux sorties culturelles et à la kermesse de fin d’année.

Les moins jeunes ne sont pas oubliés. L’ADMR a crée le foyer-logement « Maria de Peretti ». Ouvert depuis un an, il accueille aujourd’hui 19 personnes. « Notre doyenne, c’est Mme Nicolaï Marie-Antoinette, 93 ans. Elle est coquette et dynamique », nous raconte Mme Georgia Giudicelli, qui seconde le directeur.

Seule ombre au tableau : sur les 400 superbes maisons que compte le village, près de 10% sont menacées par l’indivision. « C’est pourquoi l’équipe municipale conduite par Louis Ferdinand de Rocca-Serra, a décidé de créer un lotissement communal » explique-t-on à l’hôtel de ville. « Cela permettra de résoudre les problèmes de logement rencontrés par les jeunes ménages qui souhaitent s’installer à Levie. » (Nicolas Giudici)



27 Mai 1982 "Levie : un Malien heureux"

Publié le 22 février 2018 à 5:45

A Levie, il est un personnage attachant, jouissant en outre de la plus grande estime, c’est bien M. Abdou Alkalifa, né au Mali, ex-Soudan français, arrivé à Levie à l’âge de 17 ans.

Aujourd’hui âgé de 39 ans, il est parti quelques temps à Niger rencontré la femme de sa vie, qu’il ramène avec lui. Trois enfants naquirent de cette union et le couple vit heureux au soleil de Levie.

Au village depuis 23 ans, Abdou parle le corse à la perfection et exerce le métier d’électricien-plombier à l’entreprise Tramoni. Sa passion : la pêche en rivière et le football. Son fils cadet est même un élément très doué, évoluant avec les minimes de l’Alta-Rocca.

Nous leur souhaitons la vie la plus paisible dans leur belle cité de Levie. (J.Mironenko)



24 mars 1977 : « Saint-André de Tallano : Arrestation de trois gitanes qui avaient dérobé 24.000 F à une aveugle »

Publié le 19 octobre 2017 à 5:35

Elles étaient trois, fortes comme six et rouées comme bien plus encore, pour s’attaquer aux économies de Mme Pauline Vargioni, âgée de 80 ans. A la fois aveugle et atteinte de surdité, la brave dame se trouvait seule dans sa maison isolée de Saint-André-de-Tallano, dimanche en début d’après-midi.
Pour ces trois femmes, Mme Vargioni avait des biens, un joli bas de laine. L’une d’elles avait déjà repéré les lieux et indiqué aux autres que cette maison pouvait être chargée d’or. Il est un peu moins de 14 heures lorsqu’on frappe à la porte de Mme Vargioni. Autour d’elle, tout n’est que quiétude.
Elle reçoit la visite de deux jeunes femmes extrêmement polies. L’une d’elles affirme être l’épouse d’un chirurgien-dentiste de Bastia et lui dit suffisamment fort pour être entendue : « Nous voudrions rencontrer votre petit neveu, le Dr Canarelli. Voulez-vous nous donner son adresse ? » La conversation va durer quelques minutes. Puis les deux visiteuses s’en vont.

Mme Vargioni a un pressentiment ; elle se rend dans sa chambre. Il y règne un désordre indescriptible qu’elle ne voit évidemment pas. Une mise à sac : lit sens dessus-dessous, une valise éparpillée sur le carrelage. Elle réalise le vol en trouvant la porte de son armoire forcée. Elle se dirige vers sa table de chevet où se trouvent ses économies dans une boite métallique. Son contenu est vide : 24.000 F en billets de 500 et 100 F. Envolés !

Il ne lui reste plus qu’à conter sa mésaventure à sa nièce, laquelle alerte la brigade de gendarmerie d’Olmiccia. Ils recueillent un détail important : une DS beige a sillonné la localité dimanche après-midi. A son bord, trois jeunes femmes…Les gendarmes, avec l’aide de la brigade de Propriano, recueillent l’identité de deux jeunes foraines. Lise Wes et Jeanine Dacher qui avaient séjourné en caravane dans la région. Mieux, on leur indique leurs déplacements.
La brigade de recherche d’Ajaccio, placée sous la responsabilité du commandant Lassus et dirigée par l’adjudant Sarre, se met alors sur le « coup » et opère plusieurs vérifications dans des campements de nomades des environs d’Ajaccio.
Une surveillance discrète est également mise en place à l’embarquement des car-ferries…Il n’y avait plus qu’à attendre. Mardi dernier, à 9 heures se présentaient deux caravane à l’embarquement du « Comté-de-Nice ». Elles étaient interceptées par les gendarmes Moretti, Terracol et Simoni. Lise Wes (21 ans) et Jeannine Dacher (35 ans) sont à bord. Elles passeront aux aveux à la caserne Bacciocchi, donnent également le nom de leur complice : Carmen Horneck, 29 ans, demeurant à Propriano. C’est elle qui avait repéré la maison de Mme Vargioni. La totalité du butin a été remis à la victime qui a promis de mettre son bas de laine en lieu sur !
(J-C. L)

2 Aout 1986 : « Ste Lucie de Tallano : Inauguration du 'Paris Bar' »

Publié le 11 août 2017 à 14:30

Brillant cocktail l’autre après-midi. M et Mme Alex Moneglia inauguraient le ‘Paris Bar’. Comme de bien entendu, on a sablé le champagne pour fêter l’évènement.

4 Juillet 1969 : « Levie. Ouverture du Club 'A Pignata' »

Publié le 12 juillet 2017 à 13:20

Un night club va ouvrir ses portes, samedi, à Levie. Son nom : ‘A Pignata’. Ses propriétaires sont MM. Rocca Serra et De Peretti. De belles soirées en perspectives sur une musique stéréo et dans un cadre rustique agréable. La population est cordialement invitée à l’inauguration.

11 Avril 1968 : « Réouverture de l'hôtel du 'Mouflon d'Or' à Zonza, où l'on projette également d'installer un village de harkis. »

Publié le 14 juin 2017 à 13:10

M.Muzy, maire de la localité, prévoit d’y loger quarante hommes et leurs familles, représentant en tout deux cent personnes environ. Cet emplacement se trouvera sur la route joignant Zonza à Quenza. Cette nouvelle main-d’œuvre sera employée spécialement pour la création de routes forestières ainsi que pour l’aménagement de la forêt.


Le maire nous a également annoncé pour la fin juin la réouverture de l’ancien hôtel du ‘Mouflon d’Or’, qui fut l’un des hôtels les plus réputés de toute la Corse. Rappellons que l’ancien sultan Mohamed V y logea sa famille et sa suite. 44 chambres seront disponibles. Aux alentours, on compte créer des bungalows pour les colonies de vacances. L’hôtel a été acheté par la Caisse d’Allocations Familiales de la Corse. Zonza va prendre une importance nouvelle.

14 Août 1982 : « A Bavella, un alpiniste fait une chute de près de 30 mètres : fracture du coude ! »

Publié le 16 mai 2017 à 11:30

On ne dira jamais assez combien la montagne corse peut être dangereuse. Avant-hier, la chance était avec un randonneur (M. Jean-Jacques Fischer, 35 ans, demeurant Saint Maur des Fossés), actuellement en vacances dans la cité des moustiques sur la côte orientale. Il avait entrepris d’escalader la Punta Arascale, dans la forêt de Bavella en empruntant le GR 20, accompagné d’un ami. Assez expérimenté semble t-il, il partit dans l’après-midi. Soudain, à 70 m du but, dans un endroit très escarpé, un rocher se détacha, entrainant l’alpiniste dans sa chute. Sérieusement blessé au coude gauche, il a été transporté au centre hospitalier d’Ajaccio.

7 mars 1971 : « Bloqués au col d'Illarata. Le chauffeur de taxi et son client (de Zonza) doivent passer la nuit dans un baraquement après avoir fait 3 km dans 1,50 cm de neige. »

Publié le 12 avril 2017 à 11:45

M. André Pérez, chauffeur de taxi à Zonza, et un de ses clients, M. Mario Cecchini, également de Zonza, ont passé une nuit qu’ils ne sont pas près d’oublier de sitôt.

Parti de Zonza vendredi à 14 h, M. Pérez était arrivé à Ste Lucie de Porto Vecchio vers 18h30, d’où il repartait vers Zonza quelques minutes plus tard. Il décidait de revenir par l’Ospedale. Malheureusement le taxi allait être victime d’une panne de batterie à environ 2km du col d’Illarata. Le chauffeur et son client décidaient alors de rejoindre un baraquement pour s’abriter pour la nuit. Ils allaient faire ainsi près de 3 km sous la neige et allumaient un feu avec les planches trouvées là-bas. Pendant ce temps, l’inquiétude gagnait les proches du chauffeur et de son client. Ils furent retrouvés le lendemain et ramenés à Zonza.


2 novembre 1997 : « Olmiccia : 900 bottes de foin partent en fumée »

Publié le 24 mars 2017 à 5:50

La commune a connu une journée mouvementée hier, et notamment la propriété de M. Susini, où sont rassemblées 900 bottes de foin d’une valeur de 30.000 F. Imaginez la désolation lorsque vers 15 heures d’immenses flammes s’élèvent de son champ. Aussitôt alerté, il appelle les pompiers de Sartène et de Levie pour limiter les dégâts. Hélas, c’est peine perdue. Les 900 bottes disparaitront en fumée sous le regard affolé du propriétaire. L’origine du feu ? Un mégot de cigarette jeté encore fumant dans le foin.

19 avril 1991 : « Levie : On a restauré la dame de Bonifacio »

Publié le 21 mars 2017 à 17:10

Elle a été restaurée devant les yeux des 5èmes du collège des Padule d’Ajaccio. C’était la tache de M. Courtaud, ingénieur anthropologue du Ministère de la Culture. Chaque pièce du squelette a été minutieusement nettoyée. (Corse matin) 

7 juin 1991 : « Bavella : nuit de terreur pour quatre touristes allemands »

Publié le 18 mars 2017 à 5:30


Deux individus cagoulés et armés d’un fusil de chasse ont attaqué deux jeunes couples de touristes au lieu-dit Punte Grosso. Séduits par le site, Marion Kobele, Margret Okpara, Thomas Wallner et Manfred Sanduga s’y étaient arrêtés pour la nuit. Tout s’est passé assez vite. Le temps pour ces deux individus de se faire ouvrir la porte du camping car, de se faire remettre 400 deutch mark et une caméra vidéo, de prendre la précaution de crever les pneus et disparaitre dans la nature. L’enquête s’annonce difficile.(Corse matin) 

5 avril 1984 : « Le carnaval à Levie »

Publié le 21 février 2017 à 9:20

Pour un jour, Levie, la capitale de l’Alta Rocca, avait oublié ses peines et ses tracas. Rien n’a été laissé au hasard pour que cette journée soit celle de la bonne humeur. Des dizaines d’enfants costumés et masqués, trois chars, il n’en fallait pas plus pour faire vibrer la rue principale. Plus tard dans la journée, un goûter animé par le guitariste Jacques Andréani s’est déroulé à la salle des fêtes. (Corse matin) 

4 juillet 1987 : « Bambi est né à Quenza ».

Publié le 4 février 2017 à 17:35

Le premier cerf du nom est né hier en Alta Rocca, vingt après que l’espèce ait totalement disparue. Messieurs les chasseurs, les fusils aux vestiaires, s’il vous plait. (Corse matin)

22 août 1985 : « Levie. Vacancier japonais disparu. Le malheureux s'est noyé ».

Publié le 4 février 2017 à 17:15

Près de 24 heures après sa disparition, signalée par sa compagne, Mme Angélique Simon, le corps du malheureux vacancier japonais Kamoto Tetsuo, 39 ans, en vacance depuis quinze jours à Carbini, a été découvert hier par les gendarmes.
Il était 9h15 lorsque les gendarmes de la brigade de Levie ont découvert, totalement immergé au fond de la rivière de Varone, à 2,50 mètres de profondeur, le corps du touriste japonais. Une information à été ouverte sur cette noyade. (Corse matin)

20 février 1977 : "Aux assises. Levie : Deux ans après, il venge l'injure faite à sa mère

Publié le 4 février 2017 à 8:35


« Il m’a frappé avec un bâton sans aucune explication, et après, il m’a menacé avec son fusil de chasse. » Jacques S, 48 ans, muletier dans le village de Levie, semble ne pas comprendre pourquoi, le 6 novembre, Antoine D, 22 ans, l’a roué de coups de bâtons. L’inculpé semble être un jeune homme bien calme ; les renseignements le présentent comme un jeune travailleur qui ne fréquente pas les débits de boisson. Antoine D est rentré depuis peu d’Avignon où il a effectué son service militaire. C’est l’ainé de quatre enfants qu’élève Mme D, qui est veuve. Aussi se considère t-il un peu comme le chef de la famille. –Pourquoi vous a-t-il frappé ? demande le Président Colonna

-Je n’en sais rien

-Ce n’est pas sans raison qu’il l’a fait. Il a bien dû se passer quelque chose.

-Avec lui non…Avec sa mère oui, pour une histoire de cochons, il y a deux ans, quand il était au service militaire.

Antoine D a appris que sa mère avait été injuriée et il n’a eu de cesse que de venger cet affront. Maitre Romani, partie civile, réclama une provision de 1500 francs de dommages-intérêts avant expertise.(Corse matin)