Hier en Corse


Corse Matin : 40 ans d'archives

Articles

13 juin 1971 : « Sartène : poursuivi par un taureau à 85 ans »

Publié le 20 octobre 2018 à 0:25

 M. René Brondel et sa charmante épouse forment un couple qui démontre que l’on a l’âge de ses artères. M. Brondel, ingénieur, à 85 ans. Au volant de sa voiture, il a parcouru notre ile. Il a pris plus de mille diapositives qui illustreront les conférences qu’il donne pour faire aimer notre pays.

Descendu à l’hôtel des Roches, il a visité les monuments mégalithiques et les églises de la région.

A Santa Lucia di Tallano, c’est le dynamique M. Bernardini, le maire, qui a tenu à leur servir de cicerone. Mme Géromine Taffanelli, 95 ans, la doyenne, a posé pour les photos avec la classe d’un modèle professionnelle.

Une seule ombre au tableau : sur la commune de Zoza, un taureau furieux a chargé M. Brondel qui a dû retrouver ses jambes de 20 ans.

En Palestine, il avait été pourchassé par des femmes voilées qu’il avait photographiées. Le photographe a trouvé l’épisode du taureau moins dangereux que l’autre.


17 Aout 1987 « Balade à Sartène »

Publié le 29 juin 2018 à 6:30

 L’air chaud monte de la surface moirée du golfe du Valinco. La lumière qui nimbe Sartène découpe les contours de la cité. Autrefois, pour mieux échapper aux razzias des barbaresques, les façades des maisons en pierre de taille se fondaient dans la grisaille du rocher granitique. « Depuis l’échauguette du XIIème siècle, raconte M. Jacques Manera, un guetteur allumait autant de feux qu’il apercevait de bateaux barbaresques dans le golfe de Sartène. L’appellation golfe du Valinco ne date que 1766…Toutes les tours du littoral prenaient ensuite le relais pour alerter les populations. »

Menuisier à la retraite, féru d’histoire, M. Manera explique la toponymie de Sartène : « La première maison a été construite par un officier espagnol s’appelant Petrus Paulus Pietri qui venait d’épouser, le 20 décembre 1419, Olivia-Aurelia, fille du comte Paulo delle Rocca, seigneur féodal du coin. Le site rocheux avait la forme d’une poêle à frire, qui se dit « sartena » en espagnol. »

Revenons à l’époque actuelle. Sur la place Porta, on vit la saison dans la fièvre d’un matin de marché. Les touristes sillonnent l’entrelacs de ruelles et d’escaliers. Assis sur la place ou bien aux terrasses des cafés, ces visiteurs n’existent visiblement pas pour les anciens Sartenais. Aucune animosité. Simplement, c’est comme ça ! Ce soir, quand la plupart des touristes auront déserté la place, jeunes et anciens viendront y passer la soirée, rire ou se disputer à propos de tout ou de pas grand-chose…


Plongé au milieu de cette vie bruyante, M. Dominique Bucchini, le maire, explique qu’il cherche à développer le tourisme, mais aussi l’agriculture et l’artisanat. Il affiche un bel optimisme : « Tout se met en place pour enrayer le processus de récession. Sartène dispose maintenant d’un centre culturel, d’un lycée agricole, d’une cité administrative, de logements H.L.M, d’un lycée Clemenceau rénové. La réalisation du barrage des barrages sur le Rizzanese et l’Ortolo valorisera les deux vallées enchâssant la cité. »


La saison n’est pas bonne. « Entre 20 et 30% de recette en moins, explique M. Claude Colonna, à la maison de la Presse. L’hiver sera difficile ! L’argent qui n’a pas été dépensé par les touristes ne circulera pas dans la communauté…Sartène n’est pas assez ouverte au tourisme. Pensez que nous sommes la commune la plus vaste de France et ne comptons que quatre terrains de camping. De Campomoro à Roccapina, notre littoral est peuplé, l’hiver, de 56 personnes ! » M. Colonna évoque le scandale du camping sauvage, du prix des transports prohibitifs, de la circulation : « Les embouteillages ne sont pas rares sur une voie unique où personne ne peut respecter les horaires de livraison. Quant au stationnement, il faudrait dix fois plus de places de parking. »

Agent d’assurance, huissier de justice, M. Michel Roure prends lui aussi le pouls de sa commune: « Sartène est une ville de l’intérieur qui se dépeuple et périclite ! Ce n’est pas faute de bonne volonté, la vie économique s’en ressent. Il faut que chacun joue le jeu et apporte sa pierre à l’édifice qui assurera l’avenir de notre jeunesse. »

Dans son restaurant « U Spuntinu », M. Félix Michelangeli déborde de vie et d’idées. Pas étonnant qu’il soit le président du syndicat d’initiatives. « Il y a du monde, mais peu d’argent. Pensez aussi qu’une famille de quatre personnes partant de Paris avec une caravane a dépensé, à son arrivée en Corse, 9.000 F. Que lui reste-t-il pour passer ses vacances ? »


« L’animation au centre culturel, explique Mme Dominique Mallaroni, ne fonctionne pas seulement l’été. En période scolaire, c’est un outil extraordinaire pour tout ce qui touche à l’animation. » Parallèlement, le comité des fêtes que préside M. Jean-Pierre Grandcolas fait preuve d’une rare efficacité. Pendant la première quinzaine d’août, les festivités populaires offertes par les différentes associations proposent des spectacles, des tournois de sixte, des bals. Qui dit mieux ? « Sartène est incontestablement la ville championne de l’animation. Il ne se passe pas une semaine sans un évènement culturel ou une animation populaire. »

La ville compte également un musée départemental de la préhistoire corse, construit dans l’ancienne maison d’arrêt datant de 1843. Son conservateur, M. Paul Nebbia, en parle avec la chaleur : « Nous recevons plus de monde chaque année. Il semble que les vacanciers veuillent bronzer un peu moins idiots ! La mise en valeur des sites archéologiques du Sartenais est en train de se faire…Nous assistons à une prise de conscience de la population. »


Dans un tout autre domaine qui réjouira les photographes amateurs de vieilles pierres, les innombrables fils électriques ou téléphoniques qui gâchaient les clichés ont disparu des principaux quartiers de la ville. Par ailleurs, des travaux d’électrification ont été réalisés, soit avec des lampadaires modernes (routes de Mola, Bilzese ou Bonifacio) soit avec des lampadaires de style (Bd Jacques Nicolai, rue Valère de Peretti)


Tizzano est un petit paradis de plongeurs desservi par une méchante route. Comment une telle commune disposant de tant d’atouts n’en tire-t-elle pas tous les profits ? Réussira-t-elle à mieux gérer les forêts, les rivières et les paysages ? " Nous essayons de lutter contre l’austérité, nous dit le maire, de construire le Sartène des années 2000 en associant tous ceux qui le désirent. Pour cela, nous avons mis le P.O.S sur la table, en écoutant les décideurs, les propriétaires fonciers locaux. Nous réclamons la prolongation du chemin départemental, qui s’arrête actuellement à Cauria, jusqu’à Roccapina ; la prolongation du chemin départemental de Tizzano à Barcaddiu et celle devant partir du Pont de l’Ortolo jusqu’au ‘sous-marin’".

Le gel du site d’Erbaghjiu-Murtoli échauffe le sang du maire : « Veut-on faire du sartenais une réserve naturelle sans possibilité de développement économique au travers d’infrastructures touristiques ? » (J-C Lanfranchi et Robert Mironenko)

9 Juin 1970 « De Roccapina à Porto-Vecchio »

Publié le 12 juin 2018 à 7:45

Pour les trois coups de la saison touristique, on aperçoit beaucoup d’Anglais dans notre région. Il y a deux explications à ce phénomène. Tout d’abord la liaison Londres-Ajaccio, puis aussi le fait qu’une grande agence britannique ait loué Arena Bianca que dirige M.Clavel, de Soccia. L’établissement est pratiquement devenu une enclave anglaise. Cela est bénéfique pour notre sud.

Un peu plus loin au village de Marina-d’Aglio, on a aussi ouvert les portes. M. Stéphane Ballistrelli est déjà à son poste de maire de vacances. Philippe Scheinert, le responsable des sports, est sur la brèche, quant aux Menestrelli, leurs guitares charment déjà les premiers touristes.

M. Danna, le président du club, arrive avec l’orchestre et un fort contingent de touristes. Tout est prêt pour faire de la saison 1970 une saison dont on se souviendra.

En revenant sur Propriano, faisant un petit crochet, nous avons rendu visite au nouveau directeur de l’hôtel Baracci, M. Alex Ortoli. Un court de tennis est à la disposition des clients.

Au motel Sampiero, que dirige M. Petit, beaucoup d’innovations. Entre autres, sur la plage, on a planté des arbres qui propagent une ombre très agréable.

Au « Valinco », nous faisons une petite escale pour boire le pastis avec M. Pantalacci, dont l’accueil chaleureux n’est pas une surprise. Sur la route du retour, à l’auberge « A Madonina », nous surprenons M. Tramoni qui prépare l’ouverture.

Et voilà notre première sortie terminée. Nous avons vu pas mal d’amis que nous rencontreront souvent cet été. (J. Marcenaro)


24 Aout 1996 « Sartène, la renaissance du pont génois »

Publié le 7 juin 2018 à 3:35

Lieu symbolique des inondations de novembre 93, le pont génois de Spin’a Cavaddu renaît progressivement. Les travaux de rénovation ont été inaugurés jeudi soir en présence d’une foule imposante. D’un montatn de 1,5 MF, ces travaux ont été subventionnés par l’Etat, la région, le département, la commune de Sartène et la Principauté de Monaco.

L’ouvrage vieux de 700 ans retrouve peu à peu sa noblesse d’antan. Avec l’aide du Syndicat d’Electrification, l’arche et les piles du pont seront éclairés afin de faire de ce lieu un endroit de villégiature agréable et accueillant.

« La crue de 1993 nous a rappelé que face aux cataclysmes naturels, seules valent l’entraide, la solidarité et l’union ». Le maire a conclu avec le très beau poème de Jean-Baptiste Rocca-Serra intitulé « A Canzona di Rosa Sereni ». Un bouquet de roses rouges a été déposé devant la stèle. « Rosa un po essa morta, chi ci ferma à so figura, un di si giorna à da sorta, da l’onda piu fresca e pura, i so amici et parenti, saranu tutti cuntenti… » (Paule Casanova)


5 Avril 1996 « Catenacciu, le témoignage à coeur ouvert »

Publié le 3 juin 2018 à 13:20

 Un des catenacciu nous a raconté cette expérience.

« J’ai l’honneur de vous demander, si vous m’en juger digne, de porter la croix du Catenacciu à Sartène. Ceci pour expier mes fautes… » Ces paroles reviennent à l’esprit de l’homme accoudé à la table de sa cuisine. Elle sont pour lui les premiers pas d’un long chemin qui l’a conduit à revêtir les habits rouges du pénitent. Il a accepté de raconter son calvaire datant d’il y a quelques années.

Il a passé trois jours précédents le vendredi saint en retraite dans une cellule du couvent Saint-Damien. « En entrant dans cette pièce exiguë, je découvrais un lieu froid, quelques images pieuses et la bible comme livre de chevet. La porte ne s’ouvrait que pour laisser passer un père franciscain avec un repas léger, où pour me préparer à l’épreuve avec le prédicateur. J’étais seul avec moi-même. Je devais raconter à Dieu ma vie, mes erreurs. J’ai fait une première demande en 1978 et je l’ai réitérée quelques années après. J’ai été informé que je serais le Catenacciu une semaine avant la procession. »

Ce soir-là, un prieur est entré dans sa cellule. Dans ses mains, les gants, la cagoule et la robe rouge. Il rencontre le pénitent blanc à la sacristie. «Nos regards se sont fixés un long moment, le bruit de la chaine a rompu ce silence. » L’homme s’est prosterné devant la croix et a prié longuement. « Quand on m’a serré les chaines aux pieds, d’un coup brusque, j’ai réalisé que j’étais le Catenacciu. »

Les portes de l’église se sont ouvertes à 21h30. « Les flashes crépitaient, tout le monde se bousculait. J’étais saisi…Dans cette large robe et cette cagoule si peu aérée, je ne sentais plus mon corps. »

« La fatigue est vite arrivée. La croix rebondissait sur mon épaule. La première chute a été très dure. La croix m’a fortement cognée la tête en tombant. J’ai peiné sur les pavés de la vieille ville. Lorsque je suis arrivé sur la place Porta, mon visage était inondé de sueur ou de larmes, je ne sais pas. Ma vie défilait comme un film. »

En entrant dans la chapelle Saint-Sébastien, près de la Vierge Noire, il a reconnu sa mère. « Elle évitait mon regard. Elle priait. Elle m’a donné un sursaut de courage. »

« Les derniers instants ont été particulièrement douloureux. Mes reins se glaçaient, mon épaule pliait, mes muscles se crispaient, mes genoux étaient meurtris… A peine la croix posée, je regrettais que tout soit fini car je ne vivrais jamais plus ces moments. »

« J’ai fumé une cigarette, j’ai médité un peu, j’ai dormi dans la cellule monacale et à l’aube je suis rentré chez moi. Sans aucune souffrance. Sans aucune blessure. Cela fait partie des miracles de cette procession. » (Paule Casanova)



21 juillet : « Serra di Ferro : une fête de famille »

Publié le 2 avril 2018 à 5:10

Le hameau de Stiliccione, sur la commune de Serra di Ferro, a vécu récemment une belle et bien sympathique fête de famille. Il concerne une mère d’une nombreuse famille, en la personne de Mme Annonciade Bartoli, née Filippi, qui s’est vue décerner la médaille de la Famille Française. Un hommage on ne peut plus justifié pour ses sacrifices et ses grands mérites pour assurer et veiller au bien être de tous ses enfants.

Un devoir, comme chacun se plaisait à le souligner, qu’elle eut à accomplir avec beaucoup de dignité, de grandeur d’âme. Au cours de la fête organisée en son intention, elle se vit remettre la médaille d’or par le maire de la commune, Antoine Giorgi, qui lui manifesta à cet égard toute sa joie et sa fierté de l’honorer parmi tous les siens. (Charly Salvia)


9 Mars 1988 "Sartène : un joli bateau miniature"

Publié le 19 février 2018 à 10:40

La maquette ‘L’Avenir’ a été réalisée par Dominique Stromboni. Un travail de patience et de précision. Cette maquette est actuellement exposée au restaurant du pont A Sculedda et Salombo (R. Mironenko)


15 Mai 1987 "Le Titanic de M.Antoine Mantesi"

Publié le 8 février 2018 à 15:50

 Exposition originale au centre culturel Laurent Casanova où la maquette du ‘Titanic’ a été particulièrement appréciée par le public. Une maquette de 3.40m de long qui a nécessité 2200 heures de travail, 9500 pièces et 8000 soudures. (Photo – Mironenko)


18 janvier 1998 "Un an après la disparition du 'Praslin', Alain et Fabrice toujours introuvables"

Publié le 3 février 2018 à 4:10

Le 6 janvier 1997, un bateau à moteur de 7,60 m avec deux personnes à bord disparaissait entre le Valinco et la Grande-Motte. Alain Coheur, 23 ans, originaire de Belgique et son collègue Fabrice Poirot, 36 ans, originaire de la Grande-Motte, composait l’équipage qui avait pour mission de convoyer le bateau d’un dentiste quittant la Corse (un Rotman 70) jusqu’à la station balnéaire de l’Hérault.

Un an après la famille cherche ne comprend pas ce qu’elle nomme « les lenteurs de la justice. »

Arrivés le 5 janvier au soir à Propriano, Alain et Fabrice ont été accueillis par la propriétaire du bateau, Mme Gras. Etant invités à passer la nuit sur le bateau, ils ont contacté leurs fiancées à La Grande Motte et ont promis de les rappeler le lendemain matin. Mais ils n’ont plus jamais donné signe de vie.

Ils ont été vus le lendemain en compagnie de la propriétaire du bateau dans une grande surface de Sartène : ils y faisaient leurs provisions pour les trois jours qu’ils devaient passer en mer. Le ‘Praslin’ a ensuite quitté Propriano en fin de matinée.


Le père d’Alain Coheur ne croit pas à la fugue : « Mon fils était heureux. Tout allait bien pour lui. Et puis, on ne change pas de vie avec ce type de bateau. » Passionné de voile, il avait accepté avec entrain ce premier convoyage car il espérait en faire son métier. Il avait choisi un professionnel en la personne de Fabrice Poirot, moniteur ayant traversé l’Atlantique.

« Nous les parents, nous n’avons l’orthographe exact du bateau dix mois après le drame. A-t-on effectué de mauvaises recherches avec une mauvaise orthographe ? » M. Coheur souhaite des explications. Mais les enquêteurs estiment qu’un tel bateau n’était pas équipé pour faire une telle traversée en Méditerranée par gros temps. (P.C)

 

4 septembre 1985 : "L'hommage de Sartène à Joseph Tramoni"

Publié le 10 janvier 2018 à 6:45


Dans le coquet square Canale se dresse désormais la stèle de Joseph Tramoni. Les yeux de granit semblent embrasser pour l’éternité ce quartier qu’il aimait profondément. Tous ceux qui connurent ce regretté maire, personnalités et visages anonymes, avaient voulu s’associer à l’hommage public que l’actuelle municipalité souhaita rendre à sa mémoire. Mme Odette Tramoni et M. Dominique Bucchini ont dévoilé la stèle due au sculpteur Chisa. Cette stèle perpétuera le souvenir de celui a tant œuvré pour sa ville natale. (RM)


17 janvier 1994 : "Sauvage agression à Serra di Ferro"

Publié le 20 novembre 2017 à 4:40

Horrible. Abominable. Inimaginable dans notre ile, l’homicide qui a été commis samedi après-midi dans le bas Taravo. Hier encore, on se demandait comment pouvait-on se rendre coupable d’un tel acte ? Deux sœurs, âgées de 67 et 61 ans , ont été sauvagement agressées à leur domicile au domaine d’’U Valdo’, commune de Serra-di-Ferro, à un kilomètre de Pratavone. L’une d’entre elles est décédée, la seconde est toujours en réanimation à l’hôpital d’Ajaccio. « Il faudrait rétablir la peine de mort pour les tueurs de personnes âgées et d’enfants » tels étaient les premiers commentaires des rares personnes qui avaient réussi à approcher la maison de campagne des sœurs Bartoli, encerclée par les gendarmes. Tout le monde était en état de choc car des faits de ce genre sont très rares en Corse. Les mots se faisaient rares et les gestes discrets aux abords de cette modeste demeure isolée qui surplombre la vallée. Que peut-on dire à Pauline, la sœur ainée de la défunte, effondrée devant la maison ?

Le sort s’acharne sur la famille. Elle faisait allusion à son frère Dominique Bartoli qui doit comparaitre aux Assises les 25 et 26 janvier prochains pour assassinat et tentative d’assassinat sur deux ouvriers maghrébins en juillet 1990. Il est actuellement en prison à Ajaccio.

Il est un peu plus de 14 heures, deux personnes frappent à la porte des sœurs Bartoli qui vivent seules. Géromine Bartoli, 61 ans, ouvre sans méfiance. Deux jeunes hommes se présentent alors comme des prisonniers évadés et demandent l’hospitalité car ils sont recherchés par les gendarmes. Géromine Bartoli leur chauffe alors un café. Suzanne Bartoli veuve Tomi, 67 ans, se trouve au premier étage et descend rejoindre sa sœur lorsqu’elle entend des voix étrangères. A partir de là, tout devient confus et la visite bascule. Les deux hommes ont-ils été reconnus par une des sœurs ? Toujours est-il que les agresseurs battent violemment les deux vieilles dames, les baîllonnent et les ligotent sur une chaise dans la cuisine. Puis ils montent au premier étage et mettent les chambres sens dessus-dessous. Leur sale travail accompli, les agresseurs sont repartis à pied. « Mes sœurs avaient des économies et tout le monde le savait » dira Pauline.

Ce n’est que dimanche vers 7h30 que l’on a découvert le corps de Suzanne et le calvaire de Géronime. Ayant réussi à se défaire de ses liens au petit jour, Géromine a alors crié de toutes ses forces. Alertée, la voisine qui se trouvait à une centaines de mètres s’est rendue au domicile des sœurs Bartoli et a averti la police.  La malheureuse Suzanne était étendue sur le ventre et elle gisait dans une mare de sang au milieu de la pièce : Géromine aussi était tombée de sa chaise, mais elle était consciente. 

Vers 8h, les gendarmes ont commencé leurs premières investigations. Etude minutieuse de la maison, collecte des indices, relevé de témoignages. Le commissaire Mireille Balestrazzi arrive à son tour pour prendre connaissance des premiers éléments de l’enquête. (Paule Casanova).


 

23 janvier 1987 : "Propriano : ce 'Titanic' : un joyau!"

Publié le 18 novembre 2017 à 5:30

Cette magnifique maquette de 3.40 m de long, d’un poids de 22kg, a été réalisée par notre concitoyen de la rue Jean Nicoli, M. Antoine Mantesi. Elle a nécessité 9.500 pièces, 8000 soudures et 2200 heures de travail. Il a fallu que M. Mantesi se procure des documents relatifs à ce bateau. La maquette sera prochainement exposé au centre culturel ainsi qu’à Ajaccio. (Photo Mironenko)


28 fevrier 1978 : "M. Michel Bartoli, Chevalier du Merite Agricole"

Publié le 12 novembre 2017 à 5:15

Par un récent décret paru au « Journal Officiel », M. Michel Bartoli, exploitant agricole dans la région de Calzola, s’est vu décerner la croix de chevalier du Mérite Agricole. Une nouvelle qui nous réjouit tous.

Agé de 67 ans, marié et père de six enfants, dont le plus jeune poursuit actuellement ses études au lycée agricole d’Antibes en vue d’assurer la relève du père, M. Michel Bartoli a depuis de très nombreuses années participé, avec le concours de son épouse, née Odile Pion, à la prospérité de l’exploitation, située au lieu-dit « Calzola » sur la route de Porto-Pollo, avant l’embranchement de Pratavone, et constituée notament de vignes et d’arbres fruitiers.

Un terrien de longue date, particulièrement attaché à son patrimoine et qui a su faire face, bien souvent en dépit des difficultés et de nombreux sacrifices, aux besoins de sa nombreuse famille. C’est une distinction qui l’honore et qui est la juste récompense de tant d’efforts au service de la terre et de la profession.

En cette heureuse circonstance, nous lui adressons nos vives félicitations et ne manquons pas d’y associer son épouse et ses enfants. (Ch.S)


 


5 fevrier 1978 : "Propriano : ouverture du bar 'Le Manhattan'"

Publié le 10 novembre 2017 à 14:05

Une nouvelle enseigne a fait son apparition sur la façade d’un immeuble, rue Général-de-Gaulle, à Propriano. Il s’agit d’une brasserie qui participe à l’essor du quartier Quattrina, en pleine expansion. Cet établissement, bien conçu et fonctionnel, avec une devanture rutilante et une très belle décoration intérieure, devrait satisfaire la clientèle la plus difficile. Les gérants, MM. J. et A. Mozziconacci, que nous reconnaissons sur ce cliché, en compagnie de André Cassetari, avaient offert, à l’inauguration, un apéritif à leurs nombreux amis. (Photo J.M)

26 mars 1960 : « Les armoiries de Sartène sculptées par un artiste de Monaco »

Publié le 21 octobre 2017 à 5:20

Dans son atelier de Monaco, notre photographe a surpris le sculpteur Ange Zagoni réalisant, sur une pierre de La Turbie, les armoiries de la ville. Il sera inaugurée pour les fêtes de Pâques. (Photo René Maestri)



 

 


30 Mars 1973 : « Sartène : Bonjour aux Edelweiss »

Publié le 28 septembre 2017 à 11:45


Les noms à consonance anglo-saxonne sont à la mode. Les anciens « Black and White » ont changé de nom. Ils ont rebaptisé leur orchestre les « Edelweiss ». Ce nom de fleur des Alples leur permettra peut-être de s’envoler vers les sommets du succès. C’est ce qu’ils méritent d’ailleurs.


4 Juillet 1969 : « Grossa :Une aigle impériale pour le doyen des Français »

Publié le 12 juillet 2017 à 13:20

Hier, le charmant village de Grossa connaissait une agitation inaccoutumée. Des habitants s’étaient réunis au centre du village près de la fontaine. De là, ils ont pu assister à la remise d’une aigle impériale à M. Jean Giovanni, le plus vieux de tous les Français puisqu’il entame sa 109ème année. Nos vœux de santé à notre compatriote.

23 Août 1993: « Un boa à Sartène : les recherches continuent »

Publié le 29 juin 2017 à 4:30


Histoire vraie ou loufoque ? Tout le monde s’interrogeait hier. Une rencontre insolite a bien eu lieu dans la plaine du Rizzanese, selon la gendarmerie.


Lachkar Benhaissa, ouvrier agricole à la cave coopérative BAL l’a vu alors qu’il se trouvait sur son tracteur : « Ca s’est passé à 9h30, à 5 km de la cave. J’étais sur mon tracteur. Tout à coup un énorme serpent s’est dressé devant moi. Il était bleu-vert et noir. C’était impressionnant. »

Il y a 9 ans, des hippies habitaient une maison au lieu-dit Maddunina et possédaient un boa qui se serait enfui dans la nature. On n’a plus jamais eu de nouvelles de cet animal.

La parcelle défrichée (nommé Ghumenta rossa) par l’ouvrier est un lieu de prédilection pour le boa : ruisseau, humidité, chaleur, roseaux, ronces…De plus, cet oasis n’avait pas été défrichée depuis 9 ans. Pour l’heure, un vétérinaire de Granace et un biologiste animalier se sont rendus à Sartène pour capturer l’animal.

Les sapeurs-pompiers de Sartène se préparent à sa capture et à la manière de le maitriser : Il faut bloquer la tête de l’animal avec une fourchette tout en maintenant la queue au sol, puis saisir le corps et le mettre dans un sac de toile. Une opération délicate.

8 Octobre 1968 : « Sartène. Le cocktail offert par l'équipe du film 'Le Temps Fou' : événement mondain de l'année »

Publié le 21 juin 2017 à 15:20

C’est à 19h que le Tout-Sartène avait rendez-vous à l’hôtel des Roches (l’établissement de M. Gori) avec l’équipe du film. Une ambiance sympathique y a régné. Sartenais et gens de cinéma ont vite fait connaissance. Le service efficace et discret était assuré par MM Michelangeli, Tramoni et Bucchini/ Auprès des Sartenais très élégantes, on remarquait l’artiste peintre Claude Haonde Geyne ainsi que son fiancé Nino Ferrer (en pantalon blanc et chemise très fantaisiste).

Juliet Berto fut très admirée. La vedette du film, Jessica Dorn, était en arrivée en retard. Son entrée en robe de papier journal fut très remarquée. Devant l’immense baie vitrée de l’hôtel, le maire, Antoine Benedetti écoutait avec intérêt Marcel Camus leur parler de la Corse qu’il connait à fond. Mouches du coche, Daniel Bellus et Gérard Zimmermann, deux affreux beatniks, posaient pour les photographes. Ce cocktail restera sûrement l’évènement mondain de l’année.

 


25 Avril 1968: « Sartène. Découvertes d'ossements humains »

Publié le 14 juin 2017 à 13:20

Au lieu-dit ‘Vincente’, une chute d’un pan rocheux a mis au jour un ossuaire humain. Furent découverts des crânes, des fémurs, des tibias. M.Peretti, professeur au lycée Clémenceau, a fait un prélèvement en attendant qu’un sondage soit effectué. Le lieu se trouve à 4 km de Sartène sur la route de Bonifacio.