Hier en Corse


Corse Matin : 40 ans d'archives

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4 janvier 1982 : « Le mystère Thomas Trombetta,enlevé à Paris il y a deux ans »

Publié le 16 novembre 2018 à 10:20

 « Mon fils avait 25 ans. Originaire de Zigliara, il avait dû quitter son village pour travailler à Paris. Depuis quatre ans, il y vivait en famille et était employé à l’E.D.F, avenue de Wagram (8ème). Le 3 janvier 1980, à 20h, dans une rue sombre de Levallois-Perret, sous les yeux de témoins formels. Il était enlevé par quatre hommes à bord d’un Renault 12 break bleu marine, semblable à ceux employés par les services de police. Depuis ce jour, nous n’avons aucune nouvelle. Une fugue est impossible. Qui pourrait me fournir un renseignement permettant de comprendre ? »

Cette lettre a été expédié à travers l’ile en plusieurs centaines d’exemplaires. Ultime recours. Ultime espoir. Ultime démarche…

Cette mystérieuse disparition reste une énigme pour la police parisienne. Pour son frère, il ne peut être question d’une fugue. Thomas dormait sous son toit où régnait la plus parfaite entente. Il ne peut être question non plus d’une discorde ou de l’assouvissement du désir d’aventures. Et encore moins d’un suicide. A-t-il été assassiné ?


Aucun doute pour Nonce Trombetta. « Le 3 janvier 1980, il devait diner avec deux amis qui l’attendaient devant un restaurant. Ils l’ont vu arriver au volant de la R5 d’E.D.F qui lui était affectée. Au moment où il cherchait à se garer, la R12 bleue marine s’est immobilisée à sa hauteur. Trois hommes en sont descendus et le quatrième est resté au volant. Thomas a subi une fouille en règle, mains appuyées sur le capot. Puis il est monté à l’arrière, encadré par deux individus. L’autre a pris le volant de sa R5. Celle-ci a été retrouvée abandonnée sur le cours de Vincennes le 9 janvier au matin…Une semaine plus tard. »

Dans les 48 heures après sa disparition, pas un de ses nombreux amis ne s’est manifesté.

« Quelques jours auparavant, le 22 décembre 1979, « Corses Fora » avait été inscrit à la peinture de notre maison. Nous n’avons pas compris. Nous ne militions dans aucun mouvement nationaliste. Peut-être a-t-il payé pour quelqu’un d’autre… » (JC Lanfranchi)


15 Avril 1988 : « Un scientifique suédois disparait à Ajaccio »

Publié le 18 août 2018 à 15:35

 

Arrivé samedi de Suède pour participer à un séminaire pour le compte du groupe pharmaceutique Pharmacia, un chimiste mystérieusement disparu après un déjeuner avec l’ensemble des congressistes. Personne ne l’a revu ensuite. Et depuis, pas le moindre signe de vie malgré un avis de recherche déposé à la gendarmerie du Ruppione.

Hellmut Soderberg, 38 ans, a quitté sa chambre d’hôtel du Sofitel de Porticcio sans rien emporter de ses effets personnels ou de ses papiers. Il était selon certains morose et déprimé. Il buvait beaucoup et fumait cigarettes sur cigarettes comme le confirme M. Sven Ljungberg, originaire comme lui d’Uppsala.

Au moment de sa disparition, il portait une veste à carreaux, un pantalon noir et une chemise blanche. Il portait des lunettes de soleil et une barbe taillée avec des moustaches.(Joseph-Guy Poletti)




11 Mai 1963 : « Une femme a disparu de son domicile depuis trois jours »

Publié le 13 avril 2018 à 17:35

Mme Micheline Pina, demeurant avec sa sœur, Mme Jeanne Pina, a disparu depuis mercredi soir, et les recherches faites par la police et la gendarmerie n’ont encore donné aucun résultat.

Voici ce que nous raconte Mme Jeanne Pinna : « Il était 20 heures lorsque ma sœur et moi sommes descendues ensemble de l’appartement que nous habitons au 18 rue Fontaine-Neuve. Je me suis avancée sur le trottoir pour déposer ma poubelle, et lorsque je me suis retournée, ma sœur n’était plus là. Elle n’était pas non plus à l’appartement. Un peu inquiète, je suis descendue en courant mais je n’ai pu l’apercevoir dans aucune des rues avoisinantes. J’ai averti la police mais tous les efforts sont restés vains. »


En questionnant Mme Jeanne Pina, nous avons appris que la disparue était souvent sujette à des idées noires et qu’elle faisait un peu de neurasthénie. Sa sœur et sa belle-sœur, Mme Voillemier essayaient depuis longtemps de l’amener chez un médecin, mais elle s’y refusait. Le jour de sa disparition, elle semblait avoir accepté de se rendre à une consultation le lendemain.

Voici son signalement : âgée de 53 ans, elle mesure 1m.65 environ, cheveux grisonnants. Le jour de sa disparition, elle portait une robe d’un tissu gris foncé moucheté de points blancs, un gilet en laine noire. Elle porte une alliance en or assez large. Toutes les personnes susceptibles de donner des renseignements sont priées de téléphoner au 13-49 à Bastia, ou d’avertir la police.


19 Mai 1981 "Ce jeune randonneur allemand a disparu sur le GR20 depuis 4 semaines"

Publié le 5 mars 2018 à 5:40

Oliver Harzke a disparu depuis le 7 avril dernier. Il empruntait le GR20 dans le sens Conca-Calenzana. Cinq jours plus tard on retrouve sa trace au refuge d’Usciolu, au nord de Zicavo. Sur le journal du refuge, Oliver Harzke signale son passage à la date du 12 avril. Depuis, on n’a plus aucune nouvelle du jeune randonneur.

Né le 20 avril 1963, il mesure 1m78 et est de complexion mince. Yeux marrons, cheveux bruns et longs, il portait des lunettes à verres ronds, armature nickel. Il était vêtu d’une veste , d’un pantalon vert olive et d’ un sac à dos vert olive. Toute personne susceptible de fournir des renseignements est priée de contacter le père du randonneur : M. Heinz Harzke, Breuberger Weg 18.


Edition du 21 mai 1981 :" Le corps du randonneur allemand retrouvé près de Galeria."

Hier, un de ses compatriotes a découvert au hasard d’une randonnée, le corps d’Olivier Harzke dans le massif du Cinto, à proximité du Cirque de la Solitude. Le Dr Moreau de Ponte-Leccia a constaté une fracture du crâne sur le cadavre. (A.E)

 

30 janvier 1998 "Enlèvement d'Yveline Bensoussan : vaste opération de ratissage à Girolata"

Publié le 3 février 2018 à 5:55


Depuis que son enlèvement a été connu du grand public, plusieurs lettres sont parvenues aux services enquêteurs. Mais ces écrits en menaient à aucune piste sérieuse. Seule une lettre postée du continent semblait plus crédible. Elle précisait un lieu dans la région de Piana et de Girolata. Les gendarmes ont donc ratissé le secteur, en vain. Chaque nouvel espoir semble se solder par une désillusion dans cette affaire.

Disparue depuis le 8 décembre, Mme Yveline Bensoussan a été enlevée lors d’une attaque à domicile. Quelques heures plus tard, les ravisseurs téléphonaient à son mari pour lui réclamer une rançon. Et puis plus rien. En Corse, 35 personnes ont été entendues. 4 l’ont été sur le continent. Mais rien de concluant.

Pour la famille, il y a eu erreur sur la personne. Ce serait la femme d’un homme politique qui aurait été la cible des ravisseurs. Les enquêteurs ont du mal à y croire. Au terme de plus d’un mois et demi d’enquête, on est presque au point zéro. Ce qu’il s’est passé ce 8 décembre après l’enlèvement de la villa du Salario reste totalement mystérieux. (Isabelle Luccioni)



17 janvier "Mystèrieuse disparition d'une habitante de Zalana"

Publié le 3 février 2018 à 4:35

Les habitants de Zalana ont constaté jeudi la disparition de Mme Judith Casabianca née Giuly. C’est en ne la voyant pas comme tous les jours devant le camion du crémier que des voisins, étonnés, sont allées la chercher chez elle, où elle vit seule. Ils ont trouvé les portes closes, mais les volets étaient ouverts et la clé était déposée dans la boite aux lettres.

La gendarmerie de Moita et les sapeurs pompiers d’Aleria ont alors été prévenus. Des plongeurs ont même inspectés les fonds de la Bravone. Certains craignaient le pire, sachant qu’elle venait d’être très affectée par la disparition brutale d’un ami proche.

Hier, les jeunes du village et toutes les personnes vaillantes se joignaient aux équipes de secours. Arrêtées à la tombée de la nuit, les recherches se sont poursuivies hier.

20 janvier : « Les recherches demeurent vaines » Les recherches se sont poursuivies avec une inquiétude grandissante. Des renforts sont arrivés de Bouches du Rhône avec des chiens spécialisés dans les recherches difficiles, qui sont notamment intervenus en Bosnie…Mais à la fin de la journée, toujours aucune trace de Mme Giuly. (I.Pistoresi)


 

18 janvier 1998 "Un an après la disparition du 'Praslin', Alain et Fabrice toujours introuvables"

Publié le 3 février 2018 à 4:10

Le 6 janvier 1997, un bateau à moteur de 7,60 m avec deux personnes à bord disparaissait entre le Valinco et la Grande-Motte. Alain Coheur, 23 ans, originaire de Belgique et son collègue Fabrice Poirot, 36 ans, originaire de la Grande-Motte, composait l’équipage qui avait pour mission de convoyer le bateau d’un dentiste quittant la Corse (un Rotman 70) jusqu’à la station balnéaire de l’Hérault.

Un an après la famille cherche ne comprend pas ce qu’elle nomme « les lenteurs de la justice. »

Arrivés le 5 janvier au soir à Propriano, Alain et Fabrice ont été accueillis par la propriétaire du bateau, Mme Gras. Etant invités à passer la nuit sur le bateau, ils ont contacté leurs fiancées à La Grande Motte et ont promis de les rappeler le lendemain matin. Mais ils n’ont plus jamais donné signe de vie.

Ils ont été vus le lendemain en compagnie de la propriétaire du bateau dans une grande surface de Sartène : ils y faisaient leurs provisions pour les trois jours qu’ils devaient passer en mer. Le ‘Praslin’ a ensuite quitté Propriano en fin de matinée.


Le père d’Alain Coheur ne croit pas à la fugue : « Mon fils était heureux. Tout allait bien pour lui. Et puis, on ne change pas de vie avec ce type de bateau. » Passionné de voile, il avait accepté avec entrain ce premier convoyage car il espérait en faire son métier. Il avait choisi un professionnel en la personne de Fabrice Poirot, moniteur ayant traversé l’Atlantique.

« Nous les parents, nous n’avons l’orthographe exact du bateau dix mois après le drame. A-t-on effectué de mauvaises recherches avec une mauvaise orthographe ? » M. Coheur souhaite des explications. Mais les enquêteurs estiment qu’un tel bateau n’était pas équipé pour faire une telle traversée en Méditerranée par gros temps. (P.C)

 

8 septembre 1985 : "Randonneuse disparue à Capo di Feno : toujours pas retrouvée"

Publié le 10 janvier 2018 à 6:50

Une jeune randonneuse originaire du Doubs (Vieux-Charmont) s’est perdue le 4 septembre près de la tour de Capo di Feno. Sophie Arnoult, jeune coiffeuse de 23 ans, avait laissé son compagnon, M. Olivier Fux, 23 ans, au pied de la toue pour aller chercher des secours. Depuis, elle a disparu ! Une soixantaine de gendarmes ont élargi la zone de recherches, ratissant un maquis très dense. Un survol en hélicoptère, des vedettes explorant la côte n’ont hélas rien donné. Les recherches reprendront ce matin.


12  septembre  « Sophie est toujours introuvable »

« Sophie a disparu mercredi soir à quelques kilomètres d’Ajaccio. Je supplie toutes les personnes susceptibles de l’avoir reconnue de bien vouloir avertir la gendarmerie. » Jacques Arnoult a fait cette déclaration hier dans les locaux de la gendarmerie, rue Comte-Bacciochi, entouré du capitaine Browne et du compagnon de Sophie.

Sophie mesure 1.62 m, de corpulence mince, cheveux auburn, yeux marrons. Au moment de sa disparition, elle portait un short blanc à motifs noirs, un tee-shirt bleu marine et des chaussures de marche. Autour du cou, une chaine en or à gros maillons. La Parata, côte très escarpée, est une route éprouvante même pour les randonneurs exercés. Ce jour-là, arrivés au pied de la tour, harassés et lui blessé à un pied, elle propose d’aller chercher du secours. Elle part seule vers le sud tandis que le soir commence à tomber. On ne l’a plus revue depuis. Le lendemain, Olivier redescendit vers une crique où ils avaient aperçu un groupe de campeurs. Mais aucun d’entre eux n’avait vu la jeune randonneuse.

Le capitaine Browne a deux hypothèses : soit Sophie a été victime d’une chute et est tombée dans une excavation, soit elle a dépassé la zone et a atteint une zone où elle aurait pu faire du stop et être enlevée. (MM)


15 septembre :  « Disparition de Sophie : nouvelle audition pour son compagnon »

La gendarmerie a intensifié ses recherches dans la région de Bastia où deux coups de téléphone anonymes avaient indiqué la présence de la jeune femme. Là aussi sans résultat. Son compagnon a une nouvelle fois été entendu. Son comportement assez singulier -il avait alerté la gendarmerie vingt-deux heures après sa disparition- aurait pu éveiller quelques soupçons. Mais cette audition n’aurait pas permis aux enquêteurs d’orienter leurs investigations.

18 septembre  « Disparition de Sophie : vaines recherches »

L’espoir de la retrouver vivante diminue. Les gendarmes écartent la thèse de la fugue. Son compagnon ne comprend pas. Son père ne néglige rien dans ses recherches. Chaque jour, tous deux rejoignent Capo di Feno et refont inlassablement le chemin avec au fond du cœur une folle espérance… « Il est certain qu’il est certain qu’il va falloir que nous arrêtions. » Ils quitteront la Corse en fin de semaine. Son compagnon explique pourquoi il a attendu tant de temps avant de prévenir les autorités. « Sophie m’a dit, ‘ne bouge surtout pas’, Je pensais que si des fois, elle revenait et qu’elle ne me trouve pas… Non il n’y a pas eu de dispute entre nous… » (CPR)

11 Octobre 1989 : « Sophie Arnoult : reconstitution aujourd’hui avec la famille »

Qu’espérait la justice en se rendant à Capo-di-Feno ? Comprendre pourquoi une jeune fille de 23 ans a disparu dans le maquis une nuit de septembre. Et pourquoi personne n’a rien retrouvé qui puisse mener à une piste ?

La première information avait été close par un non-lieu, le juge du parquet d’Ajaccio chargé de l’affaire à l’époque, pensant qu’il n’y aurait plus moyen de faire la lumière sur cette affaire. Mais les parents se sont battus pour qu’on continue à rechercher leur fille et la cour d’appel de Bastia leur a donné raison.

L’an dernier, l’affaire était alors confiée à Mme Knittel qui s’est chargée de tout reprendre à zéro en collaboration avec la brigade de recherches de la gendarmerie. La reconstitution sera composée des parents de Sophie, Olivier Fux, le propriétaire d’une des rares villas proches des lieux de l’énigme, son employé et un garde-chasse dont le rôle reste à déterminer. Sans doute un élément nouveau est intervenu. On voit mal un juge demander une opération de telle ampleur après plus de quatre ans de brouillard dans une affaire où l’on n’a jamais rien appris de concret. Pas même sur le sort possible la jeune femme. Décrite par tout le monde comme une sportive accomplie, Sophie Arnoult n’aurait pas pu s’épuiser aussi vite. Les gendarmes qui ont sillonné le maquis longtemps après sa disparition n’ont pas retrouvé son corps.

Ses parents trouvent un moment pour parler après une journée éprouvante. « Nous reprenons espoir, c’est une porte ouverte » déclare Jacques Arnoult. « Nous sommes redescendus sur la plage avec les campeurs qui ont aperçus pour la dernière fois Sophie et Olivier. Il s’agissait de savoir si d’où ils étaient, ils avaient bien pu les voir s’enfoncer dans le maquis…Et c’est le cas. »

« Nous gardons espoir » ajoute Josette, sa maman. « Nous sommes sûr d’avoir reconnu la voix de Sophie sur notre répondeur le 28 novembre 1988. » Dans une déclaration, Me Bauer, l’avocat de la famille, estime que « cette reconstitution permet de mettre à jour des détails importants et oriente l’instruction vers des pistes qu’on avait peut-être négligé au départ. »

Hier, un périmètre de trois kilomètres était délimité par les gendarmes. A l’intérieur, zone interdite pour tout ce qui pourrait ressembler à un journaliste.

Image étrange : la presse insulaire, crapahutant sur les sentiers de chèvres. Tours et détours pour éviter les gendarmes en faction au milieu des ronces.

Sur la plage de Cala di Fica, un hélicoptère. Tout ce monde est resté là deux bonnes heures pour vérifier si, des rochers, M. et Mme Rey, le couple de campeurs parisiens, pouvaient avoir vu les deux jeunes gens s’enfoncer dans le maquis.

Depuis l’endroit où son compagnon s’était arrêté, épuisé, pour bivouaquer, elle n’avait que deux solutions. Ou redescendre sur la plage pour rejoindre le couple de campeurs qui leur avait offert de l’eau quelques heures avant, ou tenter de remonter jusqu’à la ferme de Mme Tavenard qu’elle n’avait pas pu manquer de voir. A l’époque, seul Pierre Gobert, son employé chargé d’entretenir la maison, était présent.

Visage entr’aperçu dans le fourgon de la gendarmerie, celui de Josette Arnoult, les traits dissimulés par des lunettes noires, hiératique, tendue, impassible.( (Isabelle Luccioni)




12 mars 1972 : « Fugue bucolique : Yann (18 ans) voulait devenir berger en Corse »

Publié le 9 janvier 2018 à 0:30

Depuis 48 heures déjà les gardiens de la Sûreté urbaine de Corte placés sous les ordres de l’officier M. Pinelli et son adjoint M.Bartoli, étaient intrigués par le comportement et l’accoutrement de deux jeunes gens étrangers à la ville.

Hier, ils ont interpellé l’un deux, Yann L., étudiant au cours de commerce Bègue de Paris. Son camarade a pris la fuite. Conduit au poste de police pour vérification d’identité, il a reconnu avoir quitté le domicile paternel à Corbeil le 21 février pour « vivre près de la nature » et devenir berger en Corse, ne pouvant plus supporter le bruit du métro.

Les deux amis avaient d’ailleurs élu domicile dans une ancienne bergerie du faubourg Scaravaglie et se nourrissaient de bouillies de farine de châtaignes. Les policiers n’ont découvert aucune trace de drogue. Il a été reconduit à Ajaccio où ses parents étaient invités à le reprendre.

 


20 janvier 1994 : "Le mystere Pierrot Bianconi"

Publié le 22 novembre 2017 à 6:10

Une information judiciaire a été ouverte hier après-midi par le Parquet de Bastia. C’est la famille de l’ex-footballeur bastiais qui, inquiète de ne pas le voir depuis une quinzaine de jours, a alerté les policiers. Après la découverte lundi à Bastia, du véhicule utilisé par Pierrot Bianconi, le procureur, M. Roland Mahy, a décidé d’ouvrir une information judiciaire pour « séquestration de personne. »

Agé de 32 ans, marié, père de deux enfants, l’ex-défenseur a fait ses premiers pas de footballeur à l’Etoile filante bastiaise en 1980 au centre de formation du SCB.

Aucun élément alarmant n’a été retrouvé dans la voiture, stationnée normalement.


21 janvier  : « Bianconi : inquiétude croissante »

Il est un fait incontestable, voire incontournable, qui à lui seul permet de justifier la procédure en cours et l’inquiétude qui habite tous les proches de l’ancien défenseur bastiais : c’est son silence. Les enquêteurs de l’antenne bastiaise de la police judiciaire, ont écarté la thèse de la fugue. Sa compagne ne s’explique pas sa disparition : le 29 décembre dans l’après-midi lorsqu’elle a quitté Pierrot, celui-ci devait la contacter quelques heures. Il n’en a rien fait. Et depuis plus rien…

Le juge d’instruction Rosemaie Spazzola souligne : « Pour l’heure l’enquête débute.Nous faisons toutes les vérifications qui s’imposent. La police judiciaire a vérifié les mouvements dans les ports et les aéroports. Il n’a été aperçu nulle part. Des démarches vont nous permettre aussi de savoir si quelqu’un aurait pu avoir l’intention de l’écarter, de le séquestrer. »

28 janvier  : « Vaines recherches »

Toutes les pistes explorées demeurent irrémédiablement muettes. Elles ont pourtant été muettes. Elles n’ont pour l’heure abouti à rien de précis. Le mystère demeure entier. Aperçu pour la dernière fois le 29 décembre dernier, il avait l’air serein, « normal », disent ses connaissances.

Vingt huit jours de silence et d’attente. Aucun élément n’est venu éclaircir cette absence.



2 Mars 1980 : : « Un jeune Anglais avait disparu près de Cargèse : son cadavre a été découvert hier »

Publié le 16 août 2017 à 16:40

Christophe Green , jeune Anglais de 22 ans, originaire de Clevedon, disparu depuis une dizaine de jours sur la presqu’ile d’Omignia a été retrouvé par une jeune fille. Dans un état de décomposition avancé, le cadavre gisait dans une faille de rochers. Le consulat de Grande Bretagne a été contacté pour les formalités d’usage.

L’autopsie a permis d’établir que le jeune touriste a succombé par suite d’une chute. Aucune trace d’eau n’a été retrouvé dans son estomac ou ses poumons, ce qui indique sa mort avant de tomber dans l’eau. Par ailleurs divers médicaments découverts dans son campement ont révélé qu’il souffrait d’épilepsies.

2 Février 1985 : « Disparition »

Publié le 9 août 2017 à 10:35

On est sans nouvelles depuis mardi dernier de Mme Cornélie Andréani, 62 ans, portant des lunettes fumées, une robe noire et une veste à carreaux. Prière de prévenir la police ou la famille au 20.26.50.04 ou 70.09.83


18 Janvier 1997 : « Disparition d'un jeune Porto-Vecchiais »

Publié le 4 juillet 2017 à 17:25

Disparu depuis le 6 janvier dernier, Grégory Battesti, 22 ans, a été vu la dernière fois à 18h au volant de sa Renault Super V ‘Sprint’. Elle a été retrouvée totalement calcinée à Fautea dans un tunnel désaffecté de l’ancienne ligne de chemin de fer.

12 Aout 1982 : « Disparition »

Publié le 16 mai 2017 à 11:20

Une jeune fille de 18 ans, Nadja Zaïd, a disparu de son domicile de son bastiais depuis lundi. Signe particulier : cicatrice sur la cuisse gauche. Elle est native de Fès (Maroc) et est née en le 25 décembre 1964. En cas de découverte, prière d’aviser le commissariat central. Tèl : 31.99.20.



 

 


25 mai 1974 : « La police n'a pas pu identifier l'amnésique allemand »

Publié le 18 avril 2017 à 13:15


Avant-hier, les services de police bastiais avaient leur attention attirée par une personne qui s’était trouvée mal sur la voie publique. Ce malade, de nationalité allemande, semble frappé d’amnésie et de ce fait ne se souvient de rien. La police demande à toute personne qui reconnaitrait cette personne de bien vouloir prendre contact avec le commissariat.

5 octobre 1995 : « Pierrot Bianconi : bientôt deux ans...»

Publié le 4 avril 2017 à 14:05


Le 29 décembre 1993, le capitaine du Sporting et militant nationaliste disparaissait sans laisser de traces. L’enquête n’a rien donné de concret. « Nous cherchons toujours ce qui a bien pu arriver à Pierrot et nous sommes bien déterminés à le savoir. Nous sommes conscients que des gens savent…Nous saurons aussi. » nous dit sa famille. (Corse matin) 


19 juin 1991 : « Corte : le corps de Tony Lucciani, disparu la nuit de Noel 1981, retrouvé sur le chantier de l'université »

Publié le 19 mars 2017 à 6:35


Le mystère qui entourait sa disparition s’est hier éclairci. Hier, vers 9h45, sur le chantier de l’université, en contrebas du lycée, une équipe d’ouvriers procédant au démaquisage de la zone a fait la découverte d’un corps presque totalement décomposé.

Les policiers, dirigés par l’inspecteur Delporto ont fait le rapprochement avec M. Tony Lucciani. Son fils à formellement identifié la gourmette, la bague et une chaine lui ayant appartenu.

Très affecté par la mort subite de son frère le 23 décembre 1981, il avait quitté le domicile de sa mère, le lendemain, pour ne plus réapparaitre. Sa montre s’est arrêtée le 26 décembre et il semble avoir été emporté par la mort en dormant. (Corse matin)


13 mai 1991 : « On recherche »

Publié le 7 mars 2017 à 3:40

Depuis le 22 avril dernier, on est sans nouvelles de M. Antoine Medde. Cet artisan bastiais, qui ne souffre d’aucune maladie, est âgé de 65 ans. Il a quitté le domicile familial, comme chaque jour, pour rejoindre son lieu de travail. Depuis cette date, sa famille et ses proches ne l’ont pas revu. (Corse matin)

13 janvier 1977 : "Recherches sur le terrain arrêtées pour retrouver le jeune René Jean "

Publié le 3 février 2017 à 11:40

 

Hier encore se sont poursuivies durant toute la journée les recherches pour tenter de retrouver M. René Jean, 26 ans, disparu dans la région de Campile. Le jeune homme se trouvait en excursion avec la société mycologique de Calvi.

Au retour de cette excursion, une jeune fille et deux jeunes gens eurent l’idée de prendre un raccourci. La jeune fille et l’un des deux jeunes gens firent demi-tour, le second préférant continuer dans sa tentative. C’était René Jean. On ne l’a pas revu depuis. 45 légionnaires ont battu le maquis dans tous les sens, 4 plongeurs ont sondé le Golo, mais sans résultat. Toute la région a été passée au peigne fin. Le jeune homme a-t-il glissé sur les rives du Golo ? La gendarmerie de Vescovato s’oriente désormais vers la région du Casaconi. (Corse matin) 

Edition du 13 Mars 1977 : « Toujours pas de traces de René Jean »

Nous avions relaté en janvier la disparition du fils d’un notaire de Calvi. René Jean a disparu à Campanile. Il est né le 17 octobre 1951 à Puget-Théniers. Il mesure 1,70m, ses cheveux sont châtains frisés. Il peut éventuellement porter une barbe. Il porte des lunettes, un blouson de ski matelassé rouge avec bande bleue sur la clavicule gauche. Chemise à carreaux de diverses couleurs, pull marin bleu, jeans, chaussures hautes cuir marron. Peut être atteint d’amnésie ; tendance vers la navigation à voile.


15 décembre 1970 : "Sans nouvelles d'un bastiais parti chasser le canard dans l'étang de Biguglia"

Publié le 28 janvier 2017 à 15:45

Vendredi dernier, décembre , M. Daniel Couderc, 33 ans, demeurant à Lupino, quittait en voiture son domicile pour se rendre à la chasse au canard à l’étang de Diana.

Hier, son véhicule était toujours en stationnement au bord de l’étang, les gendarmes d’Aleria alertés, se rendirent sur les lieux et vers midi ils découvraient un canot pneumatique –celui de M.Couderc- crevé vraisemblablement par une décharge accidentelle de fusil que le chasseur avait posé au fond de l’embarcation. Ce qui pourrait avoir provoqué la noyade de M. Couderc.

Hier soir, les recherches n’avaient toujours rien donné. Y participent le commandant de la gendarmerie de Ghisonaccia, les gendarmes d’Aleria, un détachement de gendarmes mobiles venus de la base aérienne 125 et des gendarmes autonomes de la gendarmerie de Bastia.( Corse matin)