Hier en Corse


Corse Matin : 40 ans d'archives

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23 janvier 1984 : « Galeria : Zia Agnula Felicela Albertini a franchi le cap du siècle »

Publié le 8 décembre 2018 à 6:55

 Née le 16 janvier 1884 « in un’anticha casa » du petit port de pêche de Galeria, elle vient de franchir le cap du siècle. L’évènement ne pouvait être passé sous silence dans le coin de Balagne, suffisamment rude pour résister aux assauts répétés de la mer et du vent, qui forgent les caractères les plus endurcis. Elle n’a pas de secret pour expliquer sa déjà longue existence. Pas plus qu’elle ne croit aux miracles de la thérapeutique, même si elle est très reconnaissante à son médecin, le Dr Charles Doria, de bien la soigner lorsque l’assaille le virus d’une mauvaise grippe.


Lucide, tirant de sa mémoire des souvenirs enfouis, elle évoque le temps de sa jeunesse : « Enfant, j’ai commencé à travailler, car il fallait vivre. J’étais la cadette d’une famille de quatre sœurs où nul ne chômait. La journée de labeur débutait avant le lever du soleil et s’achevait après la tombée de la nuit. Comme tant d’autres, je portais des corbeilles de charbon provenant de l’exploitation du bois, vers le port voisin. Nous chargions à bord des bateaux à voiles venus d’Espagne. »

Lorsqu’on lui demande qu’elle message elle souhaite confier aux lecteurs de Corse Matin, elle nous répond : « Aghju sempre dattu boni cunsigli a tutti. Oghje li diceraghju di travaglia onestamente s’elli mi volenu sta assente… »

Le champagne est servi. Le Dr Dany Rossi, maire de la commune, exhalte les vertus qu’incarne Zia Agnula. Un bouquet de cent roses lui a été offert par la municipalité, ainsi que la médaille commémorative frappée à l’occasion du centenaire. (JB Suzzoni)


2 Novembre 1996 : « Cent ans : le bel âge ! »

Publié le 9 novembre 2018 à 13:15

 A Nonza vit Sulpice Paoli, née Franceschi. « Durant cent ans, je suis restée fidèle à Nonza. J’ai travaillé ses terres, porté ses pierres, puisé son eau. J’ai cotoyé plusieurs générations de ses enfants. J’ai profondément aimé ce village. »


Toujours alerte, elle suit attentivement les évènements politiques à la télévision et lit quotidiennement la presse. Son intégrité, son humanisme, sa générosité et sa foi font de cette digne personne âgée un personnage hors du commun. (Martine Richard)


5 mars 1974 :« M. Luigi fête ses cent ans »

Publié le 22 octobre 2018 à 4:40

 Le 9 mars, une sympathique et notable famille de Bastia et du Cap-Corse, la famille Luigi, célèbrera le centième anniversaire de son ainé, M. Dominique Luigi, né à Conghiglio. Il est également le doyen des pharmaciens bastiais.

Il a fait ses études primaires et secondaires au lycée de Bastia puis effectua un stage de pharmacie chez son oncle, M. Toussaint Luigi, pharmacien à Vico. Il suivit ensuite pendant deux ans les cours de l’école de pharmacie de Marseille et obtint ses diplômes de 1ere classe comme à la faculté de Montpellier. C’est en juillet 1902 qu’il installa ses laboratoires et son comptoir à Bastia, à l’endroit même où son fils gère aujourd’hui la pharmacie, à l’angle de la rue Napoléon et de la place Saint Nicolas.

C’est là, pendant près de 50 ans, que M. Luigi exerça la profession qu’il avait choisie, attirant sur son établissement, par la courtoisie de son accueil, l’intelligence et le sérieux qu’il apportait aux choses de son art, une réputation dont la qualité n’a d’égale que la longévité. Son fils représente la 3ème génération de pharmaciens qui se sont succédé dans cette famille.

Marié en 1917 à une Nicrosi, de Rogliano, il est le père de quatre enfants et le grand-père de huit petits-enfants. Dans sa profession, il a eu à faire face à l’épidémie de grippe espagnole au cours de laquelle son oncle de Vico succomba. En 1943, au moment de la libération de Bastia, l’immeuble où se trouve la pharmacie fut bombardé. Mais grâce à sa persévérance, son affaire repartait d’un bon pied en 1947.

Pour son anniversaire, le chanoine Sauveur Casanova dira une messe d’action de grâces.



23 décembre 1994 : « André Turchini : Cent'anni »

Publié le 9 octobre 2018 à 10:55

 

M. Turchini est né le 17 décembre 1894 à Sermano. C’est en 1901 que le jeune André arrive à Paris. Il y fera toutes ses études. Il voit son premier film aux Tuileries, sous une tente de forain : « C’était Ali Baba et les Quarante voleurs, dans une copie très grise. »

L’année 1914 interrompt ses études. Il est soldat puis officier d’artillerie. La démobilisation et ses qualités intellectuelles lui donnent la possibilité de se présenter à l’école Polytechnique, qu’il intègre en 1919. Quand il en sort, c’est à Sète qu’il trouve un poste, comme ingénieur de la ville. Il y restera pendant toute sa carrière jusqu’à sa retraite, qu’il prendra à Paris en 1962. Marié en 1922 avec Catherine Zuccarelli qui sera l’auteur de trois beaux livres sur la Corse, le Languedoc et la Vierge, il aura trois enfants.


André Turchini a traversé le siècle avec une curiosité, une présence, une finesse d’esprit restée inentamée. Souhaitons-lui un deuxième siècle tout aussi entouré d’estime et d’affection, éclairé par son intelligence…



28 Avril 1979 : « Les cent ans de Mlle Caroline Foata ».

Publié le 8 septembre 2018 à 10:15

 

Elle est née en 1879 à Alizone (cantoin de Sainte Marie-Sicché) au foyer du juge de paix Thomas Foata. Elle a vécu dans son village la plus grande partie de sa longue vie. Son neveu, M. Paul Pieri, son épouse et leur fils de 16 ans lui rendent visite le plus souvent possible. C’est auprès de Sœur Saint Paul, supérieure du foyer Notre Dâme, de sœur Césarine et de sœur Marie de l’Enfant Jésus qu’elle a trouvé refuge il y a deux ans.


19 Juin 1978 : « Cent ans et un télégramme de Mme De Gaulle pour Mme Baviera »

Publié le 26 août 2018 à 9:30


 C’est à Ajaccio, où elle vit auprès de sa fille, que Mme Sacra-Maria Baviera, née à Porto-Vecchio, a fêté son centenaire. Au comble de la félicité, cette femme qu’entourent d’affection ses petits-enfants, a reçu un télégramme de félicitations de Mme De Gaulle. (Photo Jo Mignucci

28 Avril 1988 : « Sant'Antonino en fête pour les 100 ans de Mme Bianca Maria Mariani »

Publié le 18 août 2018 à 16:40

Mme Lucie Cardoni, la nièce de Mme Mariani, avait invité tous les habitants du village ainsi que ceux de Lunghignano, d’où est originaire Mme Mariani. Mariée à André Mariani, elle est devenue veuve de guerre à 40 ans. Vivant à Sant’Antonino depuis 1911, assistante du Dr Savelli, elle se dévouera corps et âme pour ses patients.

A la mort de son époux, elle s’installe chez sa nièce. Au fil du temps, elle a élevé les deux enfants de sa nièce et les cinq petits-enfants. Femme discrète, toujours très soignée, elle a gardé aujourd’hui ce gout pour les belles choses. Elle a tenu a porter ses bijoux et a choisi elle-même sa robe.

Le jour de l’annniversaire, on apprenait que l’une de ses arrières-petites-filles venait de mettre au monde une ravissante petite fille. La maman, Annie Naert, née Mambrini, lui a donné le nom de Bianca-Maria.

Pour l’évènement, une messe fut célébrée dans la salle à manger transformée en chapelle par le père Gilles et le père Cyprien ainsi que l’abbé Suzzoni, curé de Zilia. (Gilbert Guizol)



4 Aout 1987 « Mme Hélène Besquet fête ses cent ans à Cargese »

Publié le 27 juin 2018 à 8:55

 C’est dans le village de Cargèse qu’elle y a vu le jour, en 1887, au Paisolu. Elle a manifesté le désir de passer quelques jours de vacances près des siens, à l’hôtel Hélios, chez des cousins.

Mme Besquet, née Papadacci, a voulu une petite fête en famille, toute simple. Elle reçu de tous des témoignages d’affection. (C.S)



12 Aout 1979 « Une alerte centenaire à Lento »

Publié le 7 juin 2018 à 9:30

 Le village de Lento a le privilège de compter parmi les siens une centenaire, fort alerte, qui fait preuve d’une grande verdeur d’esprit au terme d’un siècle de vie, de labeur et parfois de dures souffrances endurées à une époque beaucoup plus dure que la nôtre.

Mme Veuve Mazzoni, née Orsini, que tout le canton surnomme Zia Chilina, veuve à 26 ans, a élevé dans le sens du devoir et de la droiture, trois enfants, travaillant à Paris dans une affaire de fourrure qu’elle a créée.

Elle vit avec sa fille au village, évoquant parfois les souvenirs d’un temps révolu.



24 Aout 1996 «Pianello : Vaillante centenaire »

Publié le 7 juin 2018 à 3:50

Pauline Luccioni, née le 4 juillet 1896, vit à Pianello. Pour son centenaire, une messe a été célébrée pour elle et son mari, décédé en août 1917.

Installée au village en tant que cultivateur, le couple a eu huit enfants. Deux sont décédés en bas âge. « Maman est en excellente santé, elle est toujours vaillante et mange plutôt bien, surtout à midi », nous affirme une de ses trois filles.


8 Avril 1996 « Lozzi. Les Cent ans de Don Joseph Acquaviva, ancien de 14-18 »

Publié le 4 juin 2018 à 4:50

 Il est né le 29 mars 1896 à Lozzi. C’est dans son village natale, entouré de sa famille et d’une foule d’amis que M. Acquaviva a été dignement fêté, avec une messe d’action de grâce par l’abbé Alex Stra.

Gardien sourcilleux des valeurs ancestrales, il incarne ce que la Corse a de plus authentique. Homme de fidélité et de devoir, ce vénérable homme du Niolu est l’intégrité et la générosité même.

Il a été fait chevalier de la Légion d’honneur il y a quelques mois par le lieutenant-colonel Jean Leca, au nom de sa conduite exemplaire durant la guerre 1914-1918. Le 24 mai 1917, envoyé en patrouille, sur sa demande, dans les lignes ennemies, il a rapporté des renseignements très précieux, puis fut blessé une première fois le 22 mars 1918 à Longueval et une deuxième fois le 30 juillet 1918 à Fiere en Coordenois.



7 Novembre 1982 : « Olmeta du Cap a fêté sa centenaire ! »

Publié le 5 avril 2018 à 0:45

Mme Anna Fraticelli vient toujours d’avoir cent ans. C’est la première fois dans toute son histoire que se produit à Olmeta un évènement aussi mémorable. Tout le village avait tenu à s’associer à la joie de la famille. Gâteaux, muscat, champagne n’ont pas manqué. Elle reçut avec émotion les fleurs, les cadeaux et les félicitations affectueuses de chacun, souhaitant à tous d’obtenir la même longévité qu’elle.






30 juillet 1994 : « Les cent bougies de Gabrielle »

Publié le 3 avril 2018 à 16:15

C’est dans la bonne humeur, entourée de l’affection de toute sa famille, que Mme Gabrielle Albertini, née Laporte, a soufflé ses cent bougies. Née le 24 juillet 1884 à Paris, elle a 20 ans lorsque la guerre éclate. Dans la capitale, elle rencontre et épouse, le 7 décembre 1918, M. Ours-Paul Albertini. Après avoir perdu une petite fille, elle élève son neveu. En 1927, elle met au monde son fils Paul. En 1936, après de graves ennuis de santé, les médecins lui conseillent de faire un séjour en sanatorium. Son mari décide de l’emmener en Corse. Ils s’y installeront définitivement. Couturière de métier, elle vivra à Piedipartino une existence paisible et heureuse.

Son quotidien est rythmé par la lecture et un peu de télévision. Lors de son anniversaire, elle a chaleureusement remercié son médecin, le Dr Sancy. « Sans vous je n’aurais pas vécu cette belle journée. » (Michel Luccioni)


 

5 mars 1978 "Un centenaire heureux : M. Joseph Andreani"

Publié le 9 mars 2018 à 16:30

Le 25 février 1978, Joseph Andreani voyait le jour à Porto-Vecchio. Il est désormais centenaire. La démarche alerte, la plaisanterie et la cigarette aux lèvres, il nous déclare : « Si on m’enlevait le tabac, on m’enlève cinq ans de vie… »

Ouvrier agricole, veuf à 47 ans, il a élevé huit enfants. Grand travailleur, il plantait encore il y a encore deux ans ses pommes de terre au ‘Matonu’, à l’Ospedale, dont il est une des célèbres figures.


Le capitaine Bradesi, président des Anciens combattants de Porto-Vecchio, et M. Alessandri, porte-drapeau. La seule ombre fut le souvenir de ce fils disparu il y a un an. « Le bon dieu n’aurait pas pu me prendre à sa place ? » Il a soufflé ses bougies tandis que le champagne pétillait dans les coupes. Puis il racontait les anecdotes d’un temps lointain comme si c’était hier.

4 Mai 1982 "Tiuccia : cent ans aujourd'hui!"

Publié le 21 février 2018 à 3:10

 Mme Vve Victorine Sabin, née Chapuis, réside à Tiuccia. Elle est née le 4 mai 1882 à St Etienne.

Son époux Armand Sabin a été porté disparu lors de la Première Guerre Mondiale. Mme Sabin a eu deux filles (l’une est décédée en 1957). Elle vit avec sa deuxième fille Amanda et son gendre, M. Rémy Bussutil. Elle compte trois petits-enfants et cinq arrières-petits-enfants.

Son secret ? « J’ai mené une vie régulière. J’ai travaillé. J’ai mangé normalement. »

En Corse depuis vingt ans, elle a dirigé deux blanchisseries à Vichy et Alger. Elle se déplace, fait la vaisselle, repasse le linge de toute la famille. Toujours lucide, elle écoute la radio et regarde la télévision parfois tard le soir. (André Carcopino)



11 octobre 1982 "Mme Marie-Dominique Cardi (103 ans en janvier)"

Publié le 4 février 2018 à 16:30


Née le 10 janvier 1880 à Partinello, Mme Marie-Dominique Cardi déborde toujours de vitalité ! Pour planter, arroser, entretenir son jardin potager, la doyenne des Corses n’hésite pas à faire deux kilomètres à pied. Elle attribue d’ailleurs le secret de sa longévité à son jardin. On raconte qu’elle fait de jolis napperons au crochet…et sans lunettes ! (JC Lanfranchi)


5 Octobre 1982 "La centenaire de Conca"

Publié le 3 février 2018 à 15:05

Mme Annonciade Grimaldi a fêté ses cent ans. Née à Conca le 22 septembre 1882, elle a élevée trois enfants dont l’ainée est âgée de 65 ans.

Sa vie a été dure et remplie de sacrifices, à l’instar de la plupart des femmes qui ont connu la difficile existence insulaire, du début du siècle jusqu’aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale.


Son époux Paul-Mathieu est décédé il y a dix ans. En tant que femme d’agriculteur, son rôle a consisté à l’aider dans les tâches les plus pénibles. Combien de kilomètres ses jambes ont-elles parcourues de Conca à Bavella et d’Impartu à Favone ? « Tous les jours, il fallait partir avec un fardeau sur la tête, généralement une bassine remplie de légumes, de fruits et parfois d’animaux de basse-cour »

Pour son anniversaire, une petite fête a été organisée par M.Mosconi, le maire. On a choqué les verres en son honneur en souhaitant que de nouvelles joies lui permettent de supporter le poids de ce siècle d’âge. (Marius Muraccioli)


19 Mars 1972 « Les 100 ans de Mme Benigni, d'Erbalunga »

Publié le 14 janvier 2018 à 5:05


« C’est demain mon anniversaire. Mes enfants, soyez gentils : accompagnez-moi jusqu’au salon de coiffure de Mme Danielle Rossi à Pietranera ! Il faut absolument que je sois en beauté ! » Mme Annonciade Benigni, née Ponzevera, a vu le jour dans le quartier du vieux-port à Bastia, le 19 mars 1872.

Petite, remuante, les yeux bleus, elle voit parfaitement et entend suffisamment pour répondre à nos questions. « Le secret de ma longévité ? Une alimentation saine, l’air pur et l’habitude de la marche à Erbalunga, où je suis retirée depuis 1953. » Elle assistera aujourd’hui à une messe en son honneur, en l’église Saint Erasme d’Erbalunga, par le doyen Cristofari. Elus et personnalités y prendront part. (J-C Lanfranchi)


4 avril 1960 : « Mme Cosimo attend avec impatience d'entrer dans sa centième année»

Publié le 22 octobre 2017 à 5:10

Elle dénombre chaque matin les jours qui la séparent encore de ce 15 avril qui marquera le séculaire anniversaire de sa naissance. C’est un don du ciel, surtout lorsque la santé et le moral témoignent d’une vitalité à laquelle le grand âge ajoute le charme d’une souriante philosophie. Ainsi en va-t-il pour Mme Cosimo.

Elle est née à Bastia dans le quartier de la citadelle, mais la plus grande partie de ses jours se seront écoulés dans la rue des Zéphirs où elle demeure au n°5 avec le seul de ses enfants qui lui soit resté, Mme Veuve Rosalie Raibaldi. Notre centenaire, née Annonciade Tonelli s’est mariée en 1886. Elle eut une famille de six enfants (trois garçons et trois filles). Son mari devait décéder en 1921.

Elle a deux petits-enfants, âgés de 34 et 30 ans, qui habitent Marseille et appartiennent à la marine marchande. L’un est marin à bord du « Cyrnos ».

Par son visage, aux trait demeurés purs et fins, par ses propos empreints d’une indulgence toute maternelle, sa gaieté sans éclat et son esprit d’une déconcertante vivacité, elle offre l’image de ces « bonnes vieilles » que la tradition et les chansons ont jadis popularisées.

Quelle mémoire ! Le poids des ans n’a point alourdi les souvenirs de la vieille dame. Et ceux-ci jaillissent nets, précis et vivants sans qu’ils soient jamais amputés du détail pittoresque ou sentimental qui en fait le prix.

On ne la voit jamais triste. Elle a une propension à considérer toutes choses sous le jour lumineux de l’optimisme. Peut-être aussi sa bonne humeur est-elle un héritage de la corporation à laquelle elle appartint pendant de longues années. Son mari était marin-pêcheur, et c’était elle qui, sur le marché, vendait le produit de ses pêches et l’on sait que la mélancolie ne règne point devant les éventaires.

Elle aime aussi recevoir la visite du bon abbé Santini, vicaire à Saint Jean-Baptiste, qui va la voir de temps à autre pour bavarder un peu avec elle.

Elle se lève vers les 8 heures, prend son petit-déjeuner auquel elle fait grand honneur ainsi, d’ailleurs, qu’à tous les autres repas. Elle a un excellent appétit. C’est dans un fauteuil qu’elle passe la plus grande partie de sa journée, conversant et plaisantant. Mme Cosimo continue plus que jamais, de sourire à la vie. (Henri Masson)


 


8 janvier 1974 : « Cuttoli Corticchiato : Mme Veuve Marie-Joséphine Carcopino : 100 ans aujourd'hui »

Publié le 14 octobre 2017 à 4:00

A partir d’aujourd’hui, le village de Cuttoli-Corticchiato compte une centenaire. Il s’agit de Mme Vve Marie-Joséphine Carcopino, née Giorgiaggi.

Elle a vu le jour le 8 janvier 1874 au lieu-dit ‘Multedi’ (sur la commune de Sarrola-Carcopino). Elle a quitté son lieu de naissance à l’âge de 10 ans pour aller à l’école publique de Cuttoli d’où ses parents étaient originaires. Son époux, Bastien Carcopino, est décédé en 1922 des suites de blessures au cours de la Première Guerre Mondiale.

Mme Vve Carcopino a eu quatre enfants. Trois sont toujours en vie : Hyacinthe, , Toussaint et Joséphine. Un est décédé : François. Elle compte également 5 petits-enfants. Malgré son âge, l’heureuse centenaire a gardé toute sa lucidité. Avec ses lunettes, elle continue de lire et d’écrire. Elle a un bon appétit. Comment a-t-elle atteint le siècle ? « J’ai toujours été heureuse parmi les miens. Je n’ai pas de secret. La recette, c’est peut-être parce que j’ai bu beaucoup de lait de chèvre mélangé à de la farine de châtaigne » (i Granagioli). Elle fêtera ses cent ans à l’hospice Eugénie. (André Carcopino)